Des représentants du Hamas et du Hezbollah aux funérailles de Khamenei à Téhéran
Les cercueils du guide suprême iranien tué, l'ayatollah Ali Khamenei, et de plusieurs membres de sa famille, exposés à la Grande Mosalla au début des funérailles à Téhéran, le 4 juillet 2026. ©Atta Kenare / AFP

Des représentants du Hezbollah et du Hamas, mouvements islamistes armés libanais et palestinien, ont rencontré samedi le chef de la diplomatie iranienne à Téhéran, à l'occasion des funérailles du guide suprême Ali Khamenei, a rapporté un média d'État iranien.

Les deux délégations ont rencontré séparément le ministre Abbas Araghchi, selon l'agence officielle iranienne Irna, qui n'a pas détaillé la teneur des entretiens.

Le Hezbollah était représenté par de hauts responsables, dont l'ancien ministre Mohamed Fneish, et des députés, selon la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Du côté du Hamas, plusieurs membres du bureau politique ont fait le déplacement pour les funérailles, dont son chef Mohammed Darwish, selon un communiqué.

En juillet 2024, le chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, avait été assassiné par Israël dans une attaque dans une résidence du nord de Téhéran, après avoir assisté à la cérémonie d'investiture du président Massoud Pezeshkian.

Le chef historique du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a lui été tué par une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth en septembre 2024.

Téhéran apporte depuis des années son soutien au Hamas, au Hezbollah mais aussi aux rebelles houthis du Yémen, des organisations considérées comme «terroristes» par les États-Unis, ce qui lui vaut d'être la cible de sanctions internationales pour «soutien au terrorisme».

Plusieurs dignitaires étrangers ont rendu hommage vendredi à l'ayatollah Ali Khamenei, qui a dirigé la République islamique d'Iran durant près de 37 ans.

Il a été tué, avec des membres de sa famille et d'autres hauts responsables iraniens, le 28 février, au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran qui a déclenché la guerre régionale.

Samedi, des foules se sont rassemblées à la Grande Mosalla, un complexe religieux et politique dans la capitale iranienne, où son cercueil est exposé, pour un dernier adieu à l'ayatollah, qui avait le dernier mot sur les grandes orientations de l'État.

Dans un communiqué publié samedi, le ministère des Affaires étrangères a exhorté la population à participer massivement aux cérémonies, qui doivent durer six jours, afin de «montrer au monde la grandeur de l'Iran et la gloire de l'unité nationale et de l'autorité».

AFP

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