L'OIAC rétablit les droits de la Syrie
L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a rétabli les droits de la Syrie, saluant la coopération des nouvelles autorités de Damas pour démanteler l'arsenal chimique hérité du régime de Bachar al-Assad. ©Par Szilas / Wikipédia

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a annoncé jeudi rétablir la Syrie, soulignant un «changement significatif de circonstances» depuis la chute de Bachar al-Assad et des «mesures concrètes» prises pour démanteler son arsenal de substances interdites.

En 2021, l'OIAC, qui siège à La Haye, avait pris la décision sans précédent de retirer à la Syrie son droit de vote après avoir constaté que son armée de l'air avait utilisé du sarin, un agent neurotoxique, et du chlore gazeux contre sa propre population.

Depuis le renversement d'Assad en 2024, les nouvelles autorités de Damas se sont engagées à coopérer avec l'OIAC pour détruire les armes chimiques que l'ancien président a été accusé à plusieurs reprises d'avoir utilisées pendant les treize années de guerre civile en Syrie.

«Le nouveau gouvernement syrien s'est engagé à respecter les obligations de la Syrie au titre de la Convention (sur les armes chimiques) et a depuis pris des mesures concrètes pour coopérer à la réalisation de cet objectif», a déclaré l'OIAC dans un communiqué.

Cette décision «marque une nouvelle étape importante dans les efforts déployés par l'OIAC pour parvenir à l'élimination complète et vérifiée de toutes les armes chimiques restantes associées à l'ancien gouvernement syrien», a déclaré le directeur général de l'organisation, Fernando Arias.

La Syrie avait rejoint l'OIAC en 2013, et accepté de révéler et de remettre ses stocks de produits toxiques en vue de leur destruction sous la pression de la Russie et des États-Unis, et pour écarter la menace de frappes aériennes des États-Unis et de leurs alliés.

Ceci faisait suite à une attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale, banlieue de Damas, qui a fait plus de 1.000 morts selon les services de renseignement américains.

Cette attaque a été attribuée au gouvernement syrien, lequel a nié toute implication et a accusé les rebelles.

Le régime d'Assad n'a cependant pas déclaré à l'OIAC l'intégralité de son stock d'armes chimiques et a tenté d'induire les inspecteurs en erreur.

Le gouvernement post-Assad a autorisé les inspecteurs de l'OIAC à établir une présence permanente dans le pays pour documenter les sites suspects d'armes chimiques et interroger les témoins des attaques passées.

AFP

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