La Jordanie a intercepté plusieurs missiles iraniens ayant pénétré dans l'espace aérien du royaume, a annoncé jeudi l'armée du royaume, une attaque revendiquée par les Gardiens de la Révolution en représailles aux derniers bombardements américains.
Les forces aériennes «ont frappé de dix missiles balistiques le centre de commandement militaire et la base aérienne de l'ennemi à Al-Azraq en Jordanie», ont affirmé les Gardiens dans un communiqué relayé par les médias d'État.
«Si l'armée terroriste américaine réitère son agression, les autres bases américaines dans la région ne seront pas à l'abri de tirs nourris de notre part», ont-ils averti.
En début d'après-midi, les sirènes d'alerte avaient retenti dans la capitale, Amman. Peu après, l'armée jordanienne, dans un communiqué de l'un de ses hauts responsables, avait fait état de l'interception par les systèmes de défense aérienne de «huit missiles lancés depuis l'Iran».
«L'interception a provoqué la chute de nombreux fragments (de missiles) qui n'ont fait ni victime ni dégât», selon ce responsable.
«Les forces armées de Jordanie surveillent les développements actuels dans la région et restent en alerte pour protéger l'espace aérien du royaume et défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale, et ne toléreront aucune violation de l'espace aérien jordanien par quelle partie que ce soit», a-t-il conclu.
Les États-Unis ont de nouveau frappé l'Iran jeudi, Téhéran ripostant contre des alliés de Washington dans la région.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des débris de drones et de missiles se sont abattus sur le royaume qui n'abrite pas de bases étrangères, mais des contingents limités de plusieurs pays dans le cadre d'accords de défense et de coopération.
L'armée jordanienne a recensé au total des tirs de 281 missiles et drones iraniens, dont la très grande majorité interceptés, entre le 28 février et l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril.
Le pays a par la suite connu une accalmie, la dernière salve de missiles remontant au 11 juin, juste avant la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran.
AFP



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