Washington sanctionne le financier présumé de Mojtaba Khamenei et son réseau
©Ici Beyrouth

Le département américain du Trésor a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant Ali Ansari, présenté comme l'un des principaux gestionnaires des avoirs du Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, ainsi qu'un réseau de sociétés de change accusées de faciliter les opérations financières du régime iranien.

Selon le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (Ofac), ces mesures interviennent après la reprise par l'Iran d'attaques contre la navigation internationale dans le détroit d'Ormuz. Washington accuse Ali Ansari d'avoir mis en place un vaste système de détournement de fonds publics au profit de hauts responsables iraniens, du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de Mojtaba Khamenei.

«Le soi-disant Guide suprême se cache tandis que son régime s'effondre», a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. «Le Trésor continuera d'utiliser tous les outils à sa disposition pour l'isoler, ainsi que les autres responsables du régime, du système financier mondial. Nous préserverons ces actifs pour le peuple iranien.»

Le Trésor affirme qu'Ali Ansari, ancien propriétaire de la banque Ayandeh aujourd'hui dissoute, aurait détourné des milliards de dollars de fonds publics grâce à des prêts accordés à ses propres entreprises. Selon Washington, ces capitaux auraient ensuite servi à constituer un vaste portefeuille immobilier et commercial à l'étranger, notamment en Allemagne, au Luxembourg, en Espagne, au Royaume-Uni, à Chypre et aux Émirats arabes unis, via la société holding Smart Global Limited, enregistrée à Saint-Kitts-et-Nevis.

Parallèlement, les États-Unis ont sanctionné plusieurs maisons de change iraniennes, accusées de transférer chaque année des milliards de dollars pour le compte de banques iraniennes déjà sous sanctions, au moyen de sociétés écrans destinées à masquer l'origine des transactions.

Sont notamment visées les sociétés Mohammad Darbani and Partners Exchange, Lavasani and Partners General Partnership Company et Mohsen Khandan and Partners General Partnership Company, ainsi que plusieurs de leurs dirigeants. Deux sociétés écrans, CDM Trading Limited, basée à Hong Kong, et Naba Alzaki Raw Materials Trading LLC, aux Émirats arabes unis, figurent également sur la nouvelle liste des sanctions américaines.

Le département du Trésor précise que ces mesures s'inscrivent dans le prolongement des actions engagées par Washington contre les réseaux financiers clandestins de l'Iran et visent à limiter la capacité du régime à accéder au système financier international.

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