L'Irak et les États-Unis ont signé 48 accords, principalement pétroliers, selon Bagdad
Des employés de la compagnie pétrolière de Bassora travaillent sur le champ pétrolier et gazier de Nahr Bin Umar, en périphérie de la ville irakienne de Bassora, dans le sud du pays, le 29 avril 2026. ©Hussein Faleh / AFP

L'Irak a signé 48 accords et partenariats avec des compagnies américaines, principalement pétrolières, lors de la visite de son Premier ministre Ali al-Zaidi aux États-Unis, a annoncé samedi son bureau.

Pays riche en pétrole, l'Irak tente de tourner la page de décennies de violences, mais souffre toujours d'infrastructures et de services publics défaillants, et d'une corruption endémique.

Le pays a aussi besoin de relancer son économie, largement affectée par la guerre au Moyen-Orient et le verrouillage par l'Iran du détroit d'Ormuz, par où transitait auparavant la grande majorité de ses exportations de brut.

«Un total de 48 accords, protocoles d'accord, accords de coopération et déclarations de partenariat ont été signés entre des compagnies publiques et privées du secteur», a indiqué le bureau du Premier ministre, qui était cette semaine aux États-Unis.

Il a notamment évoqué des partenariats entre les ministères de l'Énergie et du pétrole et ExxonMobil, KBR, GE Vernova, Shell, et Halliburton.

L'Irak a par ailleurs signé un accord avec Starlink pour lui permettre de développer son réseau internet par satellite, selon la même source.

Le bureau du Premier ministre confirme aussi la signature, déjà évoquée par les États-Unis, d'un accord visant à remettre en état un oléoduc entre l'Irak et la Syrie et à ouvrir ainsi une nouvelle route stratégique pour le transport de pétrole, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Donald Trump avait loué la «formidable alchimie» avec Ali al-Zaidi, «un champion», pendant sa visite à Washington, son premier déplacement à l'étranger depuis sa prise de fonction en avril.

L'ex-homme d'affaires, arrivé au pouvoir avec l'appui du président américain, s'est engagé à dynamiser la fragile économie de son pays, qui dépend fortement de ses exportations de pétrole (90% de ses recettes).

Il est aussi sous pression pour désarmer les groupes armés irakiens pro-iraniens, accusés d'avoir mené des centaines d'attaques sur des infrastructures américaines en Irak pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines contre l'Iran fin février.

L'Irak a longtemps été un terrain de confrontation par procuration entre les États-Unis et l'Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux partenaires, eux-mêmes ennemis.

AFP

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