Nouveaux droits de douane américains: les Européens soulagés
L'UE rassurée par les nouveaux droits de douane annoncés par Washington. © JOHN THYS / AFP

L'Union européenne a accueilli vendredi avec soulagement les nouveaux droits de douane annoncés la veille par les États-Unis, après des inquiétudes liées à une amende qu'elle venait d'infliger au géant américain Google.

«L'UE se félicite que ce résultat soit conforme aux engagements américains sur les droits de douane» figurant dans l'accord commercial conclu l'an dernier entre Bruxelles et Washington, a réagi Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne.

Le nouveau régime de taxes douanières annoncé par le gouvernement américain, touchant une soixantaine d'économies, respecte en effet, en ce qui concerne l'UE, le plafond de 15% prévu dans cet accord signé il y a un an, presque jour pour jour, à Turnberry, en Écosse.

«Il établit un taux de taxation de 10% tout compris pour l'UE et réintroduit les exonérations de droits de douane additionnelles sur certains produits européens, comme le liège et les diamants», en plus de biens qui en étaient déjà exemptés, comme les avions et leurs pièces détachées ainsi que les médicaments génériques, a relevé le porte-parole.

Cela crée une «dynamique positive» pour les discussions transatlantiques sur différents sujets, allant des matières premières stratégiques à l'intelligence artificielle, a salué Olof Gill.

L'annonce de Washington est intervenue quelques heures après la décision de l'UE d'infliger une amende de 890 millions d'euros (près d'un milliard de dollars) à Google pour des atteintes à la concurrence dans le numérique.

Cette nouvelle sanction prononcée contre un champion technologique américain avait alimenté, côté européen, des craintes d'éventuelles représailles de la part de Washington, par exemple sous la forme d'une hausse des droits de douane, l'administration Trump accusant régulièrement l'UE de cibler injustement les entreprises américaines via sa législation sur le numérique.

L'amende infligée à Google «crée de l'incertitude» dans les relations commerciales avec les États-Unis, avait d'ailleurs mis en garde, dans un communiqué publié jeudi, le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, qui y voyait «un véritable risque pour le maintien de la stabilité transatlantique».

AFP

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