Le président Joseph Aoun a condamné les démolitions continues d’habitations et de villages par Israël dans le sud du Liban, lors d’une rencontre lundi avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk. Il a estimé que ces destructions risquaient de compromettre l’application de l’accord-cadre.
«La poursuite par Israël de la destruction des habitations et du nivellement des villages dans le sud du Liban constitue une violation directe des droits de l'homme ainsi qu'une violation flagrante du droit international et des normes internationales, ce qui appelle une mobilisation de la communauté internationale pour y mettre fin», a déclaré M. Aoun.
«Israël a également pris pour cible des sites religieux et patrimoniaux, ce qui témoigne d'intentions préméditées visant les personnes et le patrimoine, d'autant plus que ces lieux ne constituent pas des objectifs militaires et ne connaissent aucune présence armée», a ajouté le chef de l’État.
Il a souligné que «le Liban demeure engagé dans la mise en œuvre de l’accord-cadre, mais craint que les pratiques israéliennes n'en compromettent l'efficacité. Il n'acceptera pas la poursuite des violations de ses dispositions».
De son côté, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que «le Haut-Commissariat suit de près l'évolution de la situation au Liban, notamment les attaques israéliennes qui se poursuivent depuis le 2 mars dernier, afin d'établir un rapport détaillé sur les violations des droits de l'homme».



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