Irak: salves de drones contre des groupes rebelles kurdes iraniens
Des combattantes peshmergas kurdes affiliées au Parti de la liberté du Kurdistan (PAK), un groupe séparatiste iranien, posent dans une base située en un lieu non divulgué de la province d'Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, le 1er décembre 2022. ©Safin Hamid / AFP

Au moins 14 frappes de drones ont visé des rebelles kurdes iraniens dans la région du Kurdistan irakien depuis lundi, a déclaré mardi un de leurs représentants, imputant les attaques à l'Iran.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien, qui accueille des troupes américaines et des compagnies pétrolières étrangères, ainsi que des groupes kurdes iraniens en exil – qualifiés de terroristes par Téhéran –, a été la cible d'attaques menées par l'Iran et des factions armées irakiennes pro-iraniennes.

Après la reprise des hostilités dans la région début juillet, des attaques de drones, imputées à l'Iran par les autorités kurdes, ont été à plusieurs reprises interceptées au-dessus d'Erbil, la capitale du Kurdistan, et d'autres ont frappé des opposants kurdes iraniens.

«Les forces iraniennes ont lancé 14 attaques de drones depuis lundi (...) contre des bases appartenant à notre parti ainsi qu'au PDKI (Parti démocratique du Kurdistan iranien) et au PAK» (Parti de la liberté du Kurdistan), a déclaré à l'AFP Amjad Panahi, du parti Komala.

Adib Khaldian, du PAK, a confirmé que des drones avaient visé son groupe.

Les dernières attaques ont été signalées mardi avant l'aube.

Les frappes, qui n'ont pas été revendiquées, ont causé des dégâts matériels et provoqué des incendies, mais aucune victime n'a été signalée.

Le PDKI a, de son côté, fait état sur X d'une «campagne large et soutenue qui a frappé la région du Kurdistan des dizaines de fois ces derniers jours».

Les groupes d'opposition kurdes ont, pour l'essentiel, évacué leurs bases et leurs camps dans le Kurdistan irakien depuis le début du conflit régional.

Dans l'attaque récente la plus meurtrière, neuf membres du Komala avaient été tués le 17 juillet près de la ville de Souleimaniyah.

AFP

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