Le gouvernement américain a annoncé jeudi une nouvelle série de sanctions visant cette fois des entreprises iraniennes et étrangères partenaires de la compagnie aérienne Mahan Air, déjà elle-même sous sanctions américaines et européennes.
Six entreprises et personnes, basées en Iran, en Chine, en Inde et en Russie sont ainsi visées pour avoir notamment joué le rôle d'«agents de ventes» pour la compagnie aérienne iranienne.
«Ceux apportant un soutien commercial, logistique ou des services financiers à Mahan Air ou aux gardiens de la Révolution participent à soutenir une entreprise terroriste», a dénoncé dans un communiqué le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
Washington accuse en effet Mahan Air d'être proche des gardiens de la Révolution et de fournir la logistique nécessaire aux déplacements de ses troupes et de leurs véhicules.
Ces nouvelles sanctions visent une entreprise pour chacun des trois pays, traditionnellement proches de Téhéran, toutes accusées d'avoir apporté un soutien logistique à Mahan Air, ainsi que leurs dirigeants.
Elles s'appliquent également à une entreprise iranienne, DadeNegar, accusée d'avoir participé à la localisation et au ciblage d'équipements militaires américains et israéliens ensuite visés par des frappes iraniennes.
Créée il y a plus de 35 ans, Mahan Air est la principale compagnie privée iranienne après la société publique Iran Air et figure sur la liste noire des entités visées par les sanctions américaines contre l'Iran depuis 2011.
Fin mai, Scott Bessent avait annoncé son intention de bloquer les opérations des compagnies aériennes iraniennes pour augmenter la pression sur les autorités de Téhéran.
AF¨P



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