Plusieurs frappes israéliennes sur Gaza: deux morts et un entrepôt d'hôpital endommagé
Contenu sensible / Des membres de la défense civile palestinienne inspectent l’épave d’un véhicule visé par une frappe israélienne, tandis que des passants observent, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 mai 2026. ©BASHAR TALEB / AFP

Des frappes israéliennes sur la bande de Gaza ont tué samedi deux personnes et gravement endommagé des entrepôts de fournitures médicales d'un hôpital, selon des établissements hospitaliers et les autorités locales.

Ces frappes interviennent après l'annonce par le président américain Donald Trump, puis par le Hamas, d'un accord visant à mettre fin à la guerre, qu'Israël n'a, pour l'heure, pas officiellement confirmé.

L'accord prévoit notamment la cessation des opérations militaires et un retrait progressif de l'armée israélienne en échange du désarmement du mouvement islamiste palestinien.

Une personne a été tuée et plusieurs autres blessées lors d'une frappe sur Gaza-ville, selon l'hôpital Al-Chifa, qui a accueilli les victimes.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir mené une frappe contre «un terroriste du Hamas» dans cette zone.

À Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, une autre frappe a fait un mort, selon l'hôpital Al-Aqsa, qui a reçu la dépouille.

Là encore, l'armée israélienne a affirmé avoir visé un membre du Hamas.

Une troisième attaque a touché, selon la Défense civile, un entrepôt de stockage de fournitures médicales de l'hôpital Al-Aqsa, provoquant d'importants dégâts, d'après le ministère de la Santé de Gaza.

Selon ce ministère, une clinique ambulatoire voisine a également été endommagée.

«Des quantités vitales de biens et de fournitures médicales destinées aux patients sont désormais inutilisables ou détruites», a dénoncé le ministère.

Des images de l'AFP montrent un large cratère et des personnes fouillant les décombres au milieu de ce qui semble être des fournitures médicales.

L'armée israélienne a indiqué qu'elle «se renseignait» sur cette dernière frappe.

«J'espère que la guerre va vraiment se terminer pour qu'on puisse vivre comme des êtres humains», a déclaré Jaber Abed, qui a fui à l'aube sa tente installée à proximité de l'hôpital.

«La balle est dans le camp» israélien, a déclaré à l'AFP Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas, appelant les médiateurs à «faire pression sur Israël pour qu'il cesse de violer le cessez-le-feu».

Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre dernier, tandis que les frappes israéliennes sur le territoire restent fréquentes.

Depuis octobre, au moins 1.222 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies.

L'armée israélienne indique, de son côté, avoir perdu cinq soldats dans la bande de Gaza au cours de la même période, ainsi qu'un employé civil sous contrat.

Les restrictions imposées aux médias et les difficultés d'accès à la bande de Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur le terrain.

AFP

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