France: le mégafeu révèle des obus de la Seconde Guerre mondiale
Des démineurs interviennent sur un site après la découverte d'obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans un quartier du Porge, qui reste interdit d'accès alors que la préfecture a autorisé le retour de milliers d'habitants évacués dans leurs logements après le passage de feux de forêt dans la région, au Porge, dans le sud-ouest de la France, le 3 août 2026. ©ROMAIN PERROCHEAU / AFP

Le mégafeu près de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, a révélé la présence d'obus de la Seconde Guerre mondiale dans le village du Porge, où des opérations de déminage sont en cours lundi pour permettre le retour complet des habitants.

Dans cette commune la plus touchée par les destructions d'habitations en Gironde avec plus de 180 maisons brûlées, quatre obus d'environ 30 centimètres de long, rouillés et couverts de terre, gisaient au sol lundi matin au milieu d'une parcelle carbonisée, a constaté l'AFP.

Sur une clôture, un éclat d'obus a creusé un trou noirci de la taille d'une balle de tennis.

Depuis vendredi, 75 obus ont été récupérés en surface et «il en reste davantage», selon le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux, qui souhaite ne pas donner son nom. Un autre champ à proximité pourrait être concerné, selon l'officier.

Deux lotissements, bouclés le temps du déminage, ne sont pour l'heure pas concernés par l'autorisation donnée dimanche aux habitants du Porge de regagner leur domicile, selon la préfecture. «Danger de mort absolu, présence d'obus», pouvait-on lire sur des pancartes aux abords du périmètre.

Pendant l'incendie, des déflagrations ont retenti, d'abord confondues avec l'explosion de bonbonnes de gaz, mais il pourrait s'agir de ces obus, selon le commandant des pompiers Thomas Mimiague.

Les obus seront stockés puis détruits sur un terrain militaire.

Ces munitions, à la fois allemandes et françaises, sont essentiellement des obus de mortiers, avec également quelques obus à tête explosive pour chars.

«Il ne s'agit pas d'un lieu de stockage officiel, on ne sait pas trop pourquoi ils sont là, on pense qu'ils ont été un peu abandonnés», a précisé M. Mimiague.

Par ailleurs, 375 personnes, dont 142 mineurs, ont été interpellées en lien avec les incendies en France, a appris lundi l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur.

Sur ces 375 interpellations, 36 personnes ont déjà été incarcérées, a précisé une source proche de l'enquête.

De nombreux incendies se sont déclarés en France depuis le début de l'été, notamment dans la région de Bordeaux, où le feu le plus grave depuis 1949 est désormais fixé après avoir brûlé plus de 40.000 hectares en une dizaine de jours, sans atteindre les grandes propriétés viticoles du Médoc ou des Graves.

AFP

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