Des experts de l'ONU exhortent Téhéran à mettre fin aux «persécutions» de minorités
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Des experts des droits de l'Homme des Nations Unies ont exhorté jeudi l'Iran à mettre fin à ce qu'ils ont qualifié d'escalade des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des actes de torture et des exécutions arbitraires visant les minorités ethniques.

La minorité kurde dans l'ouest et les Baloutches dans le sud-est, qui adhèrent pour la plupart à la branche sunnite de l'islam plutôt qu'à la branche chiite dominante en Iran, sont particulièrement visés, selon ces experts.

«Les minorités ethniques d'Iran doivent pouvoir vivre en sécurité et dans la dignité, à l'abri de toute discrimination», ont-ils alerté dans un communiqué.

Fin décembre, un mouvement de protestation initialement déclenché par le coût élevé de la vie s'est rapidement transformé en manifestations antigouvernementales généralisées.

La répression des manifestations a entraîné l'arrestation de milliers de personnes, selon les experts.

«Des informations font état d'une augmentation significative des arrestations arbitraires et de ce qui semble être des condamnations à motivation politique, notamment à l'encontre de personnes issues de minorités ethniques, qui sont souvent arrêtées sous des chefs d'accusation de sécurité nationale définis de manière très large», ont-ils poursuivi.

Les autorités iraniennes ont attribué la violence à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël.

Des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, affirment que l'Iran est le pays qui procède au plus grand nombre d'exécutions par habitant au monde et au plus grand nombre parmi tous les pays, après la Chine.

Au moins 24 membres de la minorité baloutche et 22 membres de la minorité kurde ont été exécutés cette année, et beaucoup d'autres sont en danger imminent d'exécution, selon ces experts.

Les minorités «continuent d'être ciblées durant les périodes de troubles politiques et sociaux, à travers des récits qui les présentent comme des menaces pour la sécurité nationale», ont-ils abondé.

Et de pointer le «ciblage des minorités kurde et baloutche» qui dépasse les frontières du pays et comprend des campagnes de menaces et de surveillance visant des personnes vivant à l'étranger.

Les rapporteurs spéciaux de l'ONU sont des experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l'homme. Ils ne s'expriment donc pas au nom des Nations unies.

AFP

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