Le troisième jour du septième cycle de négociations entre le Liban et Israël s’est achevé jeudi vers 16 heures à l’ambassade des États-Unis à Rome. Les discussions ont permis d’avancer sur le choix de la tierce partie chargée de vérifier l’application des engagements, mais aucun accord définitif n’a été trouvé sur l’élargissement des «zones pilotes».
Selon des sources du palais présidentiel de Baabda, les participants ont achevé l’examen du dossier de la tierce partie et se sont entendus sur une liste restreinte de candidats susceptibles d’assumer cette mission. Son identité définitive reste cependant à déterminer.
Les délégations sont également convenues de saisir le Conseil de sécurité afin d’obtenir une nouvelle résolution qui servirait de référence à la phase suivant la fin de la mission de la Finul.
Une nouvelle session de négociations pourrait se tenir le 1ᵉʳ septembre. Cette date, avancée à titre provisoire, doit encore être confirmée en fonction des contacts et des préparatifs en cours.
Aucun accord sur les prochaines zones pilotes
Les discussions n’ont pas abouti à un résultat définitif concernant les «zones pilotes». La délégation libanaise a insisté sur la nécessité de passer à de nouveaux secteurs dans le cadre de la mise en œuvre progressive de l’accord-cadre.
La partie israélienne a demandé une présentation détaillée des localités proposées afin d’examiner leur configuration géographique et les conditions qui les entourent. La délégation libanaise disposerait de plusieurs plans, dont l’un inclut Zaoutar el-Charqiyé.
Les sources de Baabda ont fait état d’un début de discussion approfondie sur ce dossier, sans avancée concrète à ce stade, les échanges s’étant principalement concentrés sur le volet politique.
Un cadre commun pour les discussions militaires
Comme lors des journées précédentes, trois réunions parallèles ont été consacrées aux volets politique, militaire et juridico-frontalier.
Dans le cadre de la réunion militaire, les participants se sont accordés sur les concepts, les termes de référence et le vocabulaire devant encadrer la coordination entre les trois parties. Cette entente doit permettre d’établir un cadre commun pour la mise en œuvre des prochaines étapes.
Les négociations sur la frontière ont également progressé, selon les sources de Baabda, sans que de nouvelles précisions soient communiquées.
Le CICR pourrait intervenir dans le dossier des prisonniers
Le dossier des prisonniers a été examiné sous deux angles: le cadre du droit international qui régit leur traitement et l’échange de listes entre les parties.
Ce second volet se révèle toutefois complexe pour le Liban, qui affirme ne pas disposer de listes exhaustives. Les discussions ont néanmoins été qualifiées de positives et les participants travaillent à une possible implication du Comité international de la Croix-Rouge.
Malgré les frappes israéliennes menées dans le sud du Liban, notamment contre Bourj el-Chemali, l’escalade sur le terrain n’a pas été directement abordée à la table des négociations. Elle continue d’être traitée par l’intermédiaire du mécanisme de surveillance en place depuis le 27 novembre.



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