Washington durcit la pression sur le «shadow banking» iranien
©Logo du Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC).

Les États-Unis ont annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre plusieurs réseaux opérant dans plusieurs pays et accusés d'aider l'Iran à transférer clandestinement des centaines de millions de dollars à travers le système financier international.

Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC) a notamment ciblé des banques, des bureaux de change, des sociétés-écrans et plusieurs individus impliqués, selon Washington, dans le «shadow banking» iranien, utilisé par Téhéran pour récupérer des revenus issus notamment de ses ventes de pétrole et contourner les sanctions américaines.

L'OFAC a indiqué qu'il s'agissait de sa huitième opération en 2026 visant l'appareil financier clandestin iranien. Les nouvelles sanctions s'inscrivent dans la campagne de «pression maximale» de l'administration du président Donald Trump contre Téhéran.

Parmi les entités visées figurent notamment Shahr Bank et plusieurs sociétés liées à son réseau, ainsi que des bureaux de change basés aux Émirats arabes unis, dont Titan Exchange et Alps International. Selon le Trésor américain, ces structures ont permis de réaliser des transactions portant sur des centaines de millions de dollars, notamment en lien avec des revenus pétroliers iraniens.

Plusieurs sociétés-écrans enregistrées à Hong Kong, à Singapour et aux Émirats arabes unis ont également été sanctionnées pour leur rôle présumé dans ces opérations.

Washington a par ailleurs ciblé plusieurs individus accusés de faciliter ces transactions, notamment Basheer Abdulkadhim Alwan al-Shabbani, présenté par l'OFAC comme un soutien des opérations de la Force al-Qods des Gardiens de la révolution iraniens. Il est notamment accusé d'avoir facilité le transport de combattants, d'armes et d'argent depuis l'Iran vers des groupes armés alliés dans les pays voisins.

«Le système bancaire clandestin iranien est en train de s'effondrer sous la pression économique», a déclaré le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, affirmant que le régime iranien «manque de moyens pour déplacer son argent».

Le département d'État a de son côté affirmé que les mesures américaines visaient à démanteler des réseaux ayant permis à Téhéran de déplacer des centaines de millions de dollars et d'échapper aux sanctions.

Les personnes et entités désignées voient leurs avoirs relevant de la juridiction américaine gelés. Les transactions avec elles sont interdites aux ressortissants américains, tandis que les contrevenants s'exposent à des sanctions civiles ou pénales.

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