Israël «rejette» la dernière feuille de route américaine, acceptée par le Hamas et censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, a annoncé dimanche Benjamin Netanyahou, conditionnant tout retrait de ses troupes à un «véritable» désarmement du Hamas.
Le Premier ministre, qui avait fait part de ses réticences sur ce texte ces derniers jours, a explicitement annoncé son rejet alors qu’il est confronté à une forte contestation de ses alliés d’extrême droite, à quelques mois de délicates législatives.
Le Hamas a dans la foulée appelé les Américains à faire pression sur M. Netanyahou et son gouvernement, «afin qu’ils respectent la feuille de route et n’entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale», a indiqué un de ses responsables à l’AFP.
«Israël rejette le document en 15 points» présenté fin juillet par le «Conseil de Paix» de Donald Trump, et son armée «n’effectuera aucun retrait (du territoire palestinien, NDLR) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé», a déclaré le Premier ministre lors d’une réunion du cabinet.
Désaccord sur le désarmement
Le mouvement islamiste palestinien avait accepté ce plan, qui, dans sa version publiée par le «Conseil de paix», lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes. Il s’était redit samedi prêt à le mettre en œuvre, appelant déjà à des pressions américaines en ce sens.
Face aux inquiétudes israéliennes et à l’issue d’une rencontre lundi avec Benjamin Netanyahou, le haut représentant du «Conseil de Paix» pour Gaza, Nikolaï Mladenov, lui avait assuré qu’Israël ne se retirerait qu’après un désarmement «complet» du Hamas. Mais cela n’a pas suffi à rallier la partie israélienne.
Le texte stipule aussi que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal seront assurés par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire, actuellement bloqué en Égypte par le refus israélien de le laisser entrer.
Le mouvement islamiste palestinien défend depuis longtemps un désarmement progressif, plutôt qu’une reddition unilatérale de son arsenal.
Netanyahou défend ses positions
Benjamin Netanyahou a fait état de discussions avec les États-Unis sur les objections israéliennes.
«Ils ont des idées; certaines nous conviennent et d’autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions», a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la nécessité pour le Hamas de renoncer à toutes ses armes: «nous parlons d’un véritable désarmement, pas d’un désarmement fictif».
AFP



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