L'accord de défense mutuelle conclu entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie la semaine dernière montre «un changement de perception» dans la région vis-à-vis des États-Unis, a affirmé lundi la diplomatie iranienne, ajoutant ne pas se sentir visée par ce pacte.
«Les pays de la région se sont rendu compte que la sécurité n'est pas une marchandise qui s'achète auprès de ceux qui font de fausses promesses», a déclaré le porte-parole Esmaeil Baqaei lors de son point presse hebdomadaire, en référence aux États-Unis, allié des pays signataires du pacte.
Les pays du Golfe, auparavant considérés comme des havres de stabilité au Moyen-Orient, ont été régulièrement visés pendant la guerre, en représailles à l'offensive américano-israélienne lancée sur l'Iran fin février - Téhéran disant cibler les intérêts américains sur leurs territoires et notamment les bases militaires.
«Les pays de la région ne peuvent plus compter sur les garanties de sécurité promises par les États-Unis comme par le passé», a ajouté Esmaeil Baqaei.
Il a estimé que Téhéran n'avait «pas de raison de s'inquiéter que ce traité soit dirigé contre lui», mettant en avant les «liens religieux, historiques et de civilisations profonds» entre ces trois pays et l'Iran.
Alors que la guerre au Moyen-Orient s'enlise, l'accord signé vendredi entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, lie ces puissants pays à majorité sunnite par une clause de défense mutuelle de type OTAN. Il vise principalement, selon les experts, à prendre acte des défaillances américaines, mais aussi à s'unir face à un Iran belliqueux.
AFP



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