Le président du Parlement, Nabih Berry, et le Premier ministre, Nawaf Salam, ont reçu vendredi, séparément, le lieutenant-général américain Joseph Clearfield, qui dirige le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, accompagné de l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa.
Les discussions ont porté sur le volet militaire du cadre de négociations ainsi que sur les développements sur le terrain dans le sud du Liban, selon un communiqué publié sur le compte X de la présidence du Conseil des ministres.
Lors de l’entretien, le Premier ministre a souligné la nécessité de mettre fin aux opérations de destruction menées par l’armée israélienne dans le sud du Liban, d’élargir le périmètre des zones pilotes définies dans l’accord-cadre et de fixer un calendrier clair pour le retrait israélien des territoires libanais.
L’ambassadeur des États-Unis a pour sa part qualifié de «positive» l’atmosphère des négociations à Rome et indiqué que la visite de Joseph Clearfield à Beyrouth visait à exposer la réalité de la situation.
En réponse à une question sur les «zones pilotes» et sur l’éventualité d’en établir de nouvelles, l’ambassadeur Issa a déclaré: «Nous devons d’abord déterminer la situation dans les zones actuelles, puis nous nous pencherons sur de nouvelles zones».
Concernant les pays qui participeront au mécanisme de surveillance, M. Issa a souligné que «nous avons une liste de pays avec lesquels nous sommes en discussion, mais aucun pays n’a encore été désigné».
Il a ajouté que les démolitions israéliennes s’arrêteront au Liban-Sud lorsque le Hezbollah remettra ses armes. «Elles s’arrêteront lorsque le moment sera venu. Dites au Hezbollah que, dès qu’il remettra ses armes, tout s’arrêtera», a-t-il indiqué.
Mercredi, Joseph Clearfield avait été reçu par le président Joseph Aoun ainsi que par le commandant en chef de l’armée, Rodolphe Haykal.



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