Le Premier ministre du Kurdistan, région autonome dans le nord de l'Irak, a déclaré lundi sur X avoir été la cible, dans la nuit de dimanche à lundi, d'une attaque de drones imputée à l'Iran.
Téhéran n'a pas réagi dans l'immédiat à ces accusations.
La résidence du directeur des services de renseignement locaux, a également été visée par cette attaque qui n'a pas fait de victime, survenue dans les environs de Pirmam, dans la province d'Erbil.
«Mon bureau personnel et le domicile du chef de l'Agence de sécurité et de renseignement ont été la cible d'attaques de drones iraniens», a écrit Masrour Barzani, condamnant «avec la plus grande fermeté ces attaques irresponsables et inacceptables» et parlant d'une «escalade dangereuse».
Selon un communiqué des services de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien, l'attaque s'est produite à «00H28», au moyen de «deux drones piégés de type Hadid 110».
La région du Kurdistan, autonome depuis 1991, entretient des relations étroites avec les États-Unis et les pays occidentaux, tout en adoptant une approche prudente avec son voisin, l'Iran.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en frappant les pays alliés des États-Unis, le Kurdistan a été bombardé plus d'un millier de fois, selon les autorités locales.
Des attaques de drones, imputées à l'Iran par les autorités kurdes, ont été à plusieurs reprises interceptées au-dessus d'Erbil, la capitale du Kurdistan, et d'autres ont frappé des opposants kurdes iraniens.
Les intérêts américains ont également régulièrement été pris pour cible par des groupes armés irakiens pro-Iran.
AFP



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