Pakistan: le chargé d'affaires américain convoqué après des déclarations sur le Cachemire de l'ambassadeur américain en Inde
Cette image satellite, fournie par Maxar Technologies, montre une installation de la base aérienne de Bholari, dans le nord du district de Thatta, dans la province du Sindh, au Pakistan, le 27 avril 2025. Un cessez-le-feu semblait tenir le 11 mai entre l'Inde et le Pakistan, quelques heures après que ces deux rivaux dotés de l'arme nucléaire se soient mutuellement accusés d'avoir violé une trêve qui les avait ramenés du bord d'une guerre totale. Ce cessez-le-feu avait été conclu le 10 mai après quatre jours d'attaques à la roquette, au drone et à l'artillerie qui ont fait au moins 60 morts et poussé des milliers de personnes à fuir, dans ce qui a constitué la pire flambée de violence depuis le dernier conflit ouvert entre l'Inde et le Pakistan en 1999. ©MAXAR TECHNOLOGIES / AFP

Le Pakistan a annoncé avoir convoqué le plus haut représentant de Washington à Islamabad et «fermement condamné et catégoriquement rejeté» les propos tenus par l'ambassadeur américain en Inde, qui a qualifié le Cachemire, territoire contesté, de partie intégrante de son rival indien.

«Une ferme protestation a été faite concernant les propos factuellement erronés de l'ambassadeur américain en Inde, relatifs au statut du Jammu et Cachemire», a indiqué mercredi soir le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

Lors de cette discussion, «il a été souligné que le Jammu et Cachemire est un territoire contesté (entre l'Inde et le Pakistan, NDLR) et reconnu comme tel au niveau international», a-t-il ajouté.

L'Inde et le Pakistan se disputent la souveraineté de l'ensemble du Cachemire depuis la partition sanglante de l'Inde britannique, en 1947.

L'ambassadeur des États-Unis en Inde, Sergio Gor, avait déclaré aux journalistes lors d'un déplacement à Srinagar, dans la partie du Cachemire sous administration indienne, que «c'est une partie importante de l'Inde».

«Nous venons d'avoir une très bonne rencontre», a-t-il ajouté, à propos du chef de l'exécutif du Jammu et Cachemire, Omar Abdullah.

«Nous avons (des discussions) à poursuivre, que nous espérons pouvoir rapporter à Washington, puis à Delhi (…) et nous nous réjouissons de faire progresser cette relation», avait-il poursuivi.

AFP

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