Le pétrole grimpe en réaction à la «guerre économique» promise par Trump à l'Iran
Cette photographie obtenue auprès de l’agence de presse iranienne ISNA le 13 août 2026 montre une nappe de pétrole le long de la côte sud de l’île de Qeshm, en Iran, le 13 août 2026. © - / ISNA / AFP

Les cours du pétrole montent jeudi, le marché jugeant que les nouvelles menaces du président américain, qui promet à l'Iran une guerre économique et une isolation sans précédent, ne permettront pas un retour à la normale rapide des flux pétroliers dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, prenait 2,46% à 93,87 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, dont c'est le dernier jour de cotation, gagnait 2,12% à 87,65 dollars.

«J'annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d'offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l'Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques», a écrit mercredi Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Il y revendique également «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise», sans citer de pays en particulier ni donner de détail sur les mesures ou sanctions envisagées.

«Le soi-disant «D-Day économique» vise à détourner l'attention de la propre crise que traversent les États-Unis: une dette sans précédent et des coûts d'emprunt en hausse. Poursuivre dans des politiques vouées à l'échec ne fera qu'entraîner une nouvelle défaite et l'hostilité des Iraniens», a rétorqué jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur X.

«L'Iran fait l'objet de sanctions depuis près de 50 ans», depuis la révolution iranienne de 1979 qui a conduit à l'instauration de la République islamique dans le pays, et le pays est depuis devenu «extrêmement habile» à les contourner, note Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

«Les sanctions, le blocus des navires iraniens et la récente rupture des relations par les Émirats arabes unis exercent une énorme pression économique sur l'Iran. Cependant, cela ne signifie pas nécessairement que l'Iran reviendra à la table des négociations», ajoute l'analyste.

Selon lui, cela conduit à penser que le détroit d'Ormuz sera «fermé pour longtemps».

AFP

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