RDC: l'épidémie d'Ebola franchit le cap des 2.500 morts, selon l'ONU
Un agent sanitaire désinfecte les pieds d'une personne à l'entrée du Centre de traitement Ebola (ETC) de Rwampara, à Bunia, dans la province de l'Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 13 juillet 2026. ©BENEDICTION MURHABAZI / AFP

L'épidémie d'Ebola a déjà fait plus de 2.500 morts en République démocratique du Congo (RDC) et «progresse de façon exponentielle», a alerté vendredi Julien Harneis, coordinateur principal d’Ebola pour les Nations unies.

«L'épidémie d'Ebola progresse de manière exponentielle. L'épidémie s'étend largement : elle couvre désormais une superficie supérieure à celle de la France», a déclaré M. Harneis depuis Bunia (RDC) lors d'une conférence de presse à Genève (Suisse).

À ce jour, l'épidémie a fait «plus de 2.500 morts. Le bilan des décès s'alourdit évidemment chaque jour», a-t-il ajouté, précisant que la moitié des décès était survenue «au cours des 20 derniers jours».

«Sa propagation dépasse la rapidité de notre réponse ; elle s'intensifie et s'étend plus vite que les efforts déployés dans toute la région, a souligné M. Harneis.

L'épidémie a dépassé en seulement trois mois celle de 2018-2020 dans l'est de la RDC, considérée jusqu'alors comme la plus meurtrière de l'histoire du pays (2.299 morts sur 3.381 cas confirmés, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé basés sur les données des autorités congolaises).

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

Il n'existe aucun vaccin ou traitement spécifique homologué contre la souche Bundibugyo d'Ebola, à l'origine de la flambée actuelle, mais des essais cliniques sont en cours et 70.000 doses du vaccin Ervebo, homologué contre Zaïre, une autre souche du virus, ont été envoyées en RDC pour évaluer son impact sur Bundibugyo.

Sous-financée, la riposte fait l'objet de critiques pour sa lenteur et son manque d'organisation, et se heurte à la défiance d'une partie de la population.

AFP

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