Une juge américaine invalide le gel des visas imposé par Trump à 75 pays
Le commissaire des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP), Rodney Scott, s'apprête à quitter la salle après l'audience de contrôle du Comité sénatorial de la sécurité intérieure et des affaires gouvernementales, qui s'est tenue dans le cadre d'un examen minutieux des mesures d'application de la législation en matière d'immigration et des récents développements dans le Minnesota, au Dirksen Senate Office Building à Washington, DC, le 12 février 2026. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Une juge fédérale américaine a déclaré vendredi illégal le gel, décrété en janvier pour 75 pays, des procédures des visas permettant de résider de manière permanente aux États-Unis, infligeant un nouveau revers à la lutte contre l'immigration voulue par Donald Trump.

Dans sa décision, Jeannette Vargas du tribunal de New York a statué que la mesure était «contraire à la loi» et qu'elle avait «été prise au-delà des pouvoirs légaux conférés au secrétaire d'État» Marco Rubio.

La mesure s'appliquait depuis le 21 janvier aux visas d'immigrants, par opposition aux visas non-immigrants qui permettent d'entrer temporairement aux États-Unis, et concernait entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d'Afghanistan, du Brésil, d'Iran, d'Irak, d'Égypte, du Nigeria, de Thaïlande et du Yémen.

Selon la décision de justice, le département d'État estimait que les immigrants originaires de ces pays présentaient «un risque élevé de recourir aux prestations sociales ou de devenir une charge pour les finances publiques».

Les agents consulaires avaient reçu l’ordre de refuser les visas d’immigration, même lorsqu’ils avaient déterminé que le demandeur n’était probablement pas susceptible de devenir une charge pour les finances publiques et qu’il remplissait par ailleurs les conditions requises pour obtenir un visa, précise encore la décision.

La décision rendue vendredi annule tout refus de visa fondé uniquement sur cette politique.

Depuis son retour au pouvoir, le président américain a fait de la lutte contre l'immigration clandestine une priorité, expulsant massivement des immigrés en situation irrégulière, mais il a aussi largement restreint, parfois de façon draconienne, l'entrée légale des ressortissants étrangers.

Plusieurs de ses mesures phares ont cependant été retoquées par la justice.

Début juin, un juge fédéral avait annulé lundi les frais de 100.000 dollars pour des visas de travail très utilisés dans le domaine technologique.

Fin juin, la Cour suprême a annulé un décret pris par Donald Trump dès le premier jour de son second mandat supprimant le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière, dans le but de mettre fin à ce qu'il considère comme une incitation à l'immigration clandestine.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire