Israël affirme que les critiques américaines sur ses frappes en Syrie sont «pleines d'inexactitudes»
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, s’exprime après sa rencontre avec son homologue grec à Athènes, le 20 janvier 2026. ©Aggelos Nakkas / AFP

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a défendu samedi la frappe menée mardi contre l’aéroport militaire d’Abou Douhour, en Syrie, affirmant qu’elle avait été recommandée à plusieurs reprises par l’armée israélienne sur la base de renseignements faisant état de projets turcs susceptibles, selon Israël, de menacer sa sécurité.

Dans un communiqué sur X, M. Katz a expliqué que l’armée israélienne avait recommandé à plusieurs reprises de mener cette frappe en raison «d’informations de renseignement claires» concernant les intentions de la Turquie de mener des opérations sur le site.

Selon lui, avant de donner son feu vert à l’opération, Israël avait convenu d’adresser «un avertissement direct» au régime syrien au plus haut niveau afin de tenter d’empêcher ce déploiement. «Cela a effectivement été fait», a-t-il affirmé.

Le ministre a également indiqué que les renseignements recueillis avaient été transmis «aux parties habilitées aux États-Unis».

«Après que cette démarche est restée sans réponse, le Premier ministre et moi-même avons autorisé l’armée israélienne à mener la frappe, qui a été exécutée avec succès», a poursuivi M. Katz.

Des critiques contre Tom Barrack

Cette mise au point intervient après les critiques formulées par l’envoyé spécial américain pour la Syrie et ambassadeur des États-Unis en Turquie, Tom Barrack, à l’égard de la frappe israélienne.

M. Katz a accusé l’émissaire américain de présenter des «inexactitudes» et de défendre des positions qui, selon lui, «contredisent la position du président américain Donald Trump concernant le plateau du Golan».

«Erdogan a été pris la main dans le sac et a été contraint de faire marche arrière», a également déclaré le ministre israélien, en référence au président turc Recep Tayyip Erdogan.

Israël avait affirmé que la frappe contre Abou Douhour visait à empêcher l’installation de forces susceptibles de menacer sa sécurité dans cette partie de la Syrie. La controverse illustre les divergences persistantes entre Israël et certains responsables américains sur la gestion de la situation sécuritaire en Syrie et le rôle de la Turquie dans le pays.

Avec AFP

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