La Turquie a affirmé mercredi que la dissolution des Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, représentait une étape importante pour la stabilisation de la Syrie.
«À ce stade, la dissolution des FDS représente une avancée importante pour renforcer l'autorité de l'État dans tout le pays et rassembler les différentes composantes de la société», a estimé le directeur de la communication de la présidence turque, Burhanettin Duran, sur X.
«Il est essentiel, pour instaurer une stabilité durable, que l'administration syrienne continue d'adopter une approche inclusive», a-t-il ajouté.
La Turquie considère les FDS comme étant liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a mené une insurrection de plusieurs décennies dans le pays avant de renoncer à la lutte armée.
Le chef kurde syrien Mazloum Abdi a annoncé mardi soir la dissolution des FDS, qui avaient vaincu les jihadistes du groupe État islamique, en application d'un accord avec le président Ahmad al-Chareh, allié proche d'Ankara.
Le pouvoir syrien et les Kurdes négociaient depuis des mois l'application d'un accord conclu en janvier, prévoyant l'intégration complète des institutions kurdes dans l'appareil d'État.
Dès sa prise du pouvoir en décembre 2024, le nouveau dirigeant islamiste syrien, qui a renversé Bachar al-Assad, s'était attelé à réunifier le pays morcelé par une longue guerre civile et à démanteler les groupes armés.
Profitant du chaos de la guerre civile (2011-2024), les Kurdes avaient pris le contrôle de larges parties du nord et du nord-est de la Syrie et y avaient établi une administration autonome.
Les FDS, formées en 2015 à l'initiative de Washington, constituaient l'armée de l'administration autonome kurde en Syrie, et avaient combattu les jihadistes de l'EI soutenus par la coalition internationale pilotée par les États-Unis.
À leur apogée, elles comptaient environ 100 000 combattants, Kurdes et Arabes, et contrôlaient de vastes zones du nord et du nord-est de la Syrie, des régions riches en pétrole.
Selon l'analyste Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, les Kurdes sont estimés à environ 2 millions en Syrie, sur une population de 20 millions d'habitants.
AFP



Commentaires