Trump laisse planer le doute concernant des sanctions américaines sur des banques chinoises
Le président américain Donald Trump s’exprime après avoir signé un décret visant à renommer le lac Ontario en «lac America», dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, DC, le 27 août 2026. ©JIM WATSON / AFP

Le président américain Donald Trump a laissé planer le doute jeudi sur d'éventuelles sanctions économiques contre des banques chinoises.

Lors d'un événement à la Maison-Blanche, un reporter a demandé au chef de l'État pourquoi il ne sanctionnait pas des banques chinoises.

«Eh bien, qui a dit que je ne le faisais pas? .. Vous ne savez pas si je le fais. Je ne suis pas obligé de tout annoncer, n'est-ce pas?» a répondu M. Trump.

En début de semaine, son ministre des Finances Scott Bessent a promis à l'Iran un «D-Day économique», en référence au Débarquement allié de 1944 en France - visant à couper ses dernières «lignes de survie».

Il a menacé de frapper de sanctions ceux qui continuent de commercer avec Téhéran, sans citer de noms de pays.

La Chine, qui est un partenaire stratégique et économique primordial pour l'Iran, a réagi en se disant prête à «défendre fermement ses droits et ses intérêts».

Pour les États-Unis, les sanctions sont un levier puissant. Elles rendent une grande partie du système financier infranchissable pour les organisations visées : gel des avoirs éventuellement détenus sur le sol américain, interdiction pour les entreprises et citoyens américains de faire affaire avec elles, transactions en dollars compromises.

Ces sanctions sont rendues publiques pour que les institutions puissent s'y conformer.

«La Chine contourne les sanctions américaines depuis des années et ne semble guère disposée à arrêter», a commenté cette semaine Nate Swanson, expert à l'Atlantic Council.

Il doute que Donald Trump, qui a convié son homologue Xi Jinping à Washington en septembre, soit prêt à «mettre en péril la détente commerciale» avec Pékin en sanctionnant «des banques, des raffineries et des ports chinois» qui commercent avec l'Iran.

AFP

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