Un haut responsable iranien a appelé ses concitoyens à réduire leur consommation d'essence, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait du blocus naval imposé par les États-Unis.
«En tout état de cause, ce qui est clair, c'est que nous devons économiser l'essence dans notre consommation», a déclaré lors d'une allocution télévisée Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement qui a mené les négociations pour mettre fin à la guerre.
«Si nous la consommons correctement, nous pouvons nous débrouiller avec la quantité d'essence que nous produisons», a-t-il ajouté, l'Iran étant l'un des principaux producteurs mondiaux de pétrole.
Depuis le début du conflit avec Washington fin février, Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Les États-Unis ont en retour imposé un blocus aux ports iraniens. Ils ont aussi récemment décidé d'accentuer la pression économique en annonçant des sanctions secondaires contre les partenaires commerciaux de l'Iran, censées asphyxier le régime iranien.
Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé qu'il fallait «montrer à l'ennemi» que les effets de ses mesures étaient «en réalité réduits au minimum».
La semaine dernière, le vice-président chargé des affaires exécutives, Mohammad Jafar Ghaempanah, avait indiqué que le blocus américain empêchait l'importation d'essence et que la production était «insuffisante». Et de longues files d'attente ont été observées devant les stations-service.
Déjà fragilisée par des décennies de sanctions internationales, l'économie iranienne est sous pression depuis le début da la guerre, déclenchée par une offensive américano-israélienne le 28 février.
M. Ghalibaf a indiqué que le gouvernement prévoyait d'accroître les subventions alimentaires «dès que possible», en particulier pour les Iraniens qui subissent le plus «la pression économique», afin de «réduire le mécontentement de la population.
Fin décembre, un mouvement de contestation initialement lancé contre la vie chère s'était mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui ont culminé en janvier avant d'être réprimées.
AFP



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