Cuba: Washington place sur sa liste noire un petit-fils de l'ex-président Raul Castro
L’ancien président cubain Raul Castro agite un drapeau national cubain lors de la commémoration du 1er-Mai, marquant la Journée internationale des travailleurs, sur la place de la Révolution à La Havane, le 1er mai 2025. ©Yamil Lage / AFP

Le gouvernement américain a placé jeudi sous sanctions économiques un petit-fils de l'ex-homme fort de Cuba Raul Castro dans le cadre de sa campagne de pression sur l'île communiste.

Une banque et quatre sociétés cubaines opérant dans les secteurs énergétique et minier sont également inscrites sur la liste noire des États-Unis, ont annoncé le ministère des Finances et le département d'État.

Le petit-fils se nomme Fidel Ernesto, en retrait de la scène politique de l'île. Ses parents ont déjà été sanctionnés par les États-Unis.

Son père, Alejandro Castro Espin, est le seul fils de l'ancien président Raul Castro. Il a été un acteur clé des négociations secrètes entre Cuba et les États-Unis qui avaient conduit en 2015 au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

«Le régime communiste cubain continue de représenter une menace profonde et multiforme pour la sécurité nationale des États-Unis et la stabilité de notre hémisphère», justifie la diplomatie américaine dans un communiqué.

«Alors que le peuple cubain souffre, la famille Castro et ses acolytes...continuent d'exercer un contrôle total sur l'économie de l'île, accaparant les ressources au profit d’un petit groupe d'élites du régime», est-il ajouté.

Bien que Raul Castro (frère cadet du défunt Fidel Castro) n'occupe aucun poste officiel au sein du gouvernement ou du Parti communiste cubain au pouvoir, il conserve un rôle important dans les décisions politiques et bénéficie de la loyauté des forces armées.

Depuis janvier, les États-Unis imposent un blocus pétrolier de facto à l'île de 9,4 millions d'habitants, ce qui a aggravé la crise énergétique déjà existante et provoque régulièrement de longues coupures de courant.

L'île a vu s'effondrer le tourisme, l'une de ses principales sources de revenus.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire