Le diesel à un prix record aux États-Unis, à 5,85 dollars le gallon
Le logo de Chevron est visible aux côtés des prix du diesel, affichés à plus de 7 dollars le gallon, dans une station-service pour poids lourds à Commerce, en Californie, le 26 août 2026. ©PATRICK T. FALLON / AFP

Alors que le coût de la vie est le principal terme de campagne pour les élections de mi-mandat aux États-Unis, le diesel, largement utilisé dans les transports et l'agriculture, a atteint vendredi un nouveau record, selon les données publiées par l'association automobile américaine (AAA).

Le carburant a ainsi atteint 5,85 dollars (5 euros) le gallon (3,8 litres), battant le record précédent qui remontait à 2022, alors en contrecoup de l'invasion russe de l'Ukraine.

Les prix de l'énergie ont bondi depuis le déclenchement par les États-Unis d'une guerre contre l'Iran, Téhéran ayant notamment riposté en bloquant le détroit d'Ormuz, axe maritime majeur pour le transport d'hydrocarbures.

S'ils ont depuis reflué, comparé au plus haut atteint début avril, au plus fort du conflit, le WTI a remonté progressivement ces dernières semaines, pour dépasser la barre des 90 dollars.

Mais ce sont surtout les capacités de raffinage qui posent question: les produits raffinés sont en effet également bloqués dans le golfe Persique, où une part importante de la production est réalisée et une partie des raffineries ont été la cible de tirs de missiles.

Dans le même temps, les attaques ukrainiennes sur les raffineries russes a fait chuter la production de produits raffinés provenant de cette région, venant réduire un peu plus la disponibilité.

Dans les stations-service américaines, l'essence ordinaire est aussi repartie à la hausse ces derniers temps, à 4,15 dollars le gallon en moyenne. Cela reste néanmoins inférieur au record pour cette catégorie (5,05 dollars), qui avait également été touché en 2022, selon l'association.

La question du diesel est d'autant plus sensible que le carburant est consommé à 75% par le secteur des transports et 14% par les industries et l'agriculture, la consommation des ménages étant comparativement minime, selon les données de l'administration américaine de l'énergie (EIA).

Or les transports et l'industrie sont d'ores et déjà des secteurs concernés par une forte hausse de leurs coûts, rappelait mercredi la Réserve fédérale américaine (Fed), dans sa revue régulière sur les conditions économiques du pays, le «Livre beige».

Les Américains doivent d'ores et déjà faire face à une inflation persistante, de 3,4% sur un an, selon l'indice CPI publié en août, et le maintien des coûts de l'énergie à un niveau élevé ne laisse pas entrevoir de répit sur ce front, même si les entreprises admettent avoir de plus en plus de difficulté à répercuter ces coûts sur le prix final.

La guerre au Moyen-Orient, impopulaire aux États-Unis, a mis sous pression l'exécutif américain à quelques mois d'élections nationales (les «midterms»).

Le président Donald Trump avait fait de l'amélioration du pouvoir d'achat une de ses priorités lors de sa campagne victorieuse de 2024.

AFP

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