Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, a estimé lundi que la «meilleure issue» pour l'Iran était de renouer le dialogue avec l'agence onusienne, alors qu’un projet de résolution consulté par l'AFP propose de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU.
«La voie la meilleure et la plus rapide vers une issue positive est que l'Iran engage le dialogue avec nous», a déclaré M. Grossi lors d'une conférence de presse à Vienne, au siège de l'AIEA qui réunit son conseil des gouverneurs cette semaine.
Malgré ses demandes répétées, le gardien de la sûreté nucléaire n'a pas eu accès aux installations nucléaires majeures Fordo, Natanz et Ispahan depuis la guerre de 12 jours lancée par Israël, rejoint par les États-Unis, en juin 2025, qui avaient touché ces sites.
Depuis le début du conflit avec Washington le 28 février, des installations nucléaires ont également été visées.
Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont présenté une résolution demandant le renvoi de l'Iran devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour manquement à ses obligations de déclaration en matière nucléaire.
Le projet de résolution, consulté par l'AFP, demande à M. Grossi de «soumettre cette résolution à tous les membres de l'agence ainsi qu'au Conseil de sécurité et à l'Assemblée générale des Nations unies».
Interrogé sur l'efficacité de cette démarche, M. Grossi a souligné que son «travail avec l'Iran se poursuit, indépendamment de la résolution».
«Si l'Iran accepte d'engager avec nous un dialogue sérieux et nous accorde l'accès (...) je peux vous garantir que cela aura des effets très, très positifs», a-t-il affirmé.
Avant les frappes de juin 2025, l'AIEA avait calculé que le total des réserves iraniennes d'uranium enrichi à 60%, seuil proche des 90% nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire, s'élevait à 440,9 kilos, soit une hausse de 32,3 kilos par rapport au 17 mai de cette même année.
Depuis juin 2025, le sort de ce stock reste incertain.
Dans une déclaration publiée avant la réunion de lundi, M. Grossi a regretté qu'aucune interaction significative n'ait eu lieu entre l'AIEA et l'Iran depuis cette date.
«Ces questions ne vont pas disparaître tant que nous ne les traiterons pas, tant que nous n'aurons pas l'accès nécessaire, tant que nous ne pourrons pas revenir», a-t-il ajouté.
La mission iranienne auprès de l'ONU a qualifié sur X le projet de résolution de «nouvel acte désespéré» qui n'apporte «aucun bénéfice».
AFP



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