Le pétrole s'approche des 100 dollars porté par des attaques sur l'Arabie saoudite
Les prix de l'essence sont affichés alors que des automobilistes circulent pendant les trajets du soir à Monterey Park, en Californie, le 13 août 2026. ©Frederic J. Brown / AFP

Les cours du pétrole sont en hausse mardi, portés par la série d'attaques des houthis du Yémen sur le sud-ouest de l'Arabie saoudite, qui ont notamment touché des installations du géant pétrolier Saudi Aramco.

Vers 10H35 GMT (12H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, prenait 1,48% à 98,44 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en octobre, gagnait 2,51% à 93,78 dollars.

Ces frappes, qui ont fait des dizaines de blessés, constituent l'attaque la plus importante des Houthis du Yémen contre le territoire saoudien depuis plusieurs années.

En juillet, le Yémen avait replongé dans la guerre, entre les houthis et la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite qui soutient le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, sur fond d'embrasement régional depuis l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

«L'Arabie saoudite a déclaré que les opérations de plusieurs installations énergétiques dans le sud du royaume avaient été interrompues», les attaques ayant «déclenché des incendies», ont souligné les analystes de DNB Carnegie.

Cela fait monter les cours du brut qui sont particulièrement sensibles à la production de Ryad, exportateur de pétrole le plus important au monde.

Le marché reste aussi inquiet à l'égard de la situation dans le détroit d'Ormuz. Une nouvelle «zone interdite» près de ce passage maritime stratégique devrait être annoncée «dans les prochains jours» par l'Iran, a annoncé dimanche le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Mohsen Rezaï.

Même si l'Iran ne parvient pas à empêcher véritablement le passage des navires, «un durcissement des restrictions, un risque militaire accru et une hausse des coûts d'assurance pourraient réduire la capacité d'exportation effective du Golfe», a expliqué Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Le fait que le baril de brut s'échange encore sous 100 dollars masque par ailleurs la tension qui s'accumule sur les produits dérivés du pétrole, le diesel européen s'échangeant à près de 200 dollars le baril et le kérosène d'aviation n'étant pas très loin derrière, a relevé Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

AFP

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