Donald Trump a dit samedi que les Houthis pro-iraniens du Yémen, qui se sont emparés d'un point de passage stratégique entre la mer Rouge et le golfe d'Aden, avaient demandé aux États-Unis de ne pas intervenir.

«Nous avons eu des discussions. Les Houthis nous ont appelés» et «ils ne veulent pas que nous nous en prenions à eux», a dit le président américain, au cours d'un échange avec la presse pendant une visite en Irlande.

Donald Trump, interrogé pendant sa rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheal Martin, a aussi dit avoir eu un échange avec le prince héritier et dirigeant de fait de l'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, qu'il a qualifié d'«ami».

Le président américain a prédit que «tout allait se passer à merveille», sur fond d'intensification des hostilités dans la région.

Selon le média en ligne Axios, «MBS», comme il est surnommé, a appelé Donald Trump à deux reprises jeudi pour lui demander de frapper ces combattants yéménites, mais a été éconduit.

L'offensive éclair des Houthis a pour résultat que l'Arabie saoudite voisine, premier exportateur mondial de brut, se retrouve prise en étau, puisque le détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Ses infrastructures pétrolières ont aussi été la cible cette semaine d'une vaste attaque de drones et de missiles des Houthis.

Le président américain, à l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis qui pourraient lui faire perdre le contrôle du Congrès, et sachant que le conflit avec l'Iran est très impopulaire, semble opter désormais pour une stratégie moins ouvertement guerrière au Moyen-Orient.

AFP