Le ministère de la Santé a élargi ses protocoles thérapeutiques, renforcé les procédures de contrôle des médicaments et lancé les préparatifs pour la formation de l’Autorité nationale du médicament. Il a également constitué des commissions académiques chargées d’actualiser les traitements et de suivre l’enregistrement des produits pharmaceutiques.

Ces mesures ont été présentées lundi lors d’une réunion de la commission parlementaire de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, consacrée au dossier du médicament, en présence du ministre Rakan Nassereddine. Les discussions ont notamment porté sur les médicaments falsifiés ou introduits en contrebande, ainsi que sur leur promotion incontrôlée sur les réseaux sociaux.

De nouvelles mesures de contrôle

Rakan Nassereddine a présenté les nouvelles procédures engagées par son ministère pour encadrer le secteur selon des normes scientifiques et internationales. Ces mesures doivent être appliquées en coordination avec les autorités judiciaires et sécuritaires ainsi qu’avec les ordres professionnels concernés.

Le ministère a également saisi l’Organisation mondiale de la santé et formé des commissions académiques réunissant des médecins issus des principales universités. Ces experts participeront à l’actualisation des traitements, au suivi de l’enregistrement des médicaments et à la formulation de recommandations.

Le député Bilal Abdallah, président de la commission, a appelé les citoyens à ne pas acheter de médicaments sans ordonnance ni en dehors des circuits officiels. Il a assuré que la commission parlementaire continuerait d’exercer son contrôle sur ce dossier et d’examiner plusieurs propositions de loi relatives à la réforme du secteur de la santé.

Davantage de médicaments intégrés aux protocoles

Rakan Nassereddine a annoncé l’élargissement des protocoles thérapeutiques depuis son arrivée au ministère. Le nombre de médicaments couverts est ainsi passé de 118 en 2024 à 185 cette année, notamment pour les traitements contre le cancer et les maladies graves.

Le ministère cherche à favoriser la concurrence entre les entreprises tout en préservant la qualité des traitements, malgré des ressources financières limitées et une forte demande.

Le ministre a enfin assuré que les médicaments demeuraient disponibles à un prix stable, malgré la hausse générale des coûts.

Vers la création de l’Autorité nationale du médicament

Le ministre de la Santé a par ailleurs commencé les préparatifs nécessaires à la formation de l’Autorité nationale du médicament, déjà approuvée par le Parlement.

Cette instance doit devenir le principal organisme de réglementation et de contrôle du secteur afin de garantir l’accès à des médicaments répondant aux normes de qualité, aux meilleurs prix possibles.