Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, se rendra à Pékin où il rencontrera son homologue chinois, Wang Yi, pour des entretiens prévus mercredi, a indiqué mardi le ministère chinois des Affaires étrangères.
Les deux hommes, qui se sont rencontrés pour la dernière fois lors du sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à New Delhi la semaine dernière, auront des entretiens mercredi, a précisé le ministère, au moment où Pékin tente des efforts de médiation dans la guerre entre l'Iran et les États-Unis qui dure depuis le 28 février, perturbant l'économie mondiale et le marché pétrolier.
La Chine est l'un des principaux partenaires économiques de l'Iran, dont elle achète une grande partie de la production pétrolière, ainsi qu'un important soutien diplomatique.
La rencontre entre les deux ministres intervient une semaine seulement avant un déplacement attendu du président chinois Xi Jinping à Washington, où il doit rencontrer le président Donald Trump.
La guerre en Iran devrait être l'un des sujets les plus suivis de cette rencontre, aux côtés d'autres dossiers épineux allant du commerce à la concurrence dans le domaine de l'intelligence artificielle.
Pékin a démenti cette semaine des informations du Wall Street Journal, basées sur les déclarations de responsables américains, selon lesquelles des entités chinoises auraient fourni à Téhéran des images satellitaires d'une base militaire abritant des soldats américains en Jordanie, avant et après une frappe iranienne qui a tué trois d'entre eux.
«Nous nous opposons fermement aux soupçons sans fondement et aux accusations dépourvues de preuves», a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lors d'un point presse régulier.
Ces informations du Wall Street Journal risquent d'accentuer les tensions entre Washington et Pékin avant la rencontre attendue entre Donald Trump et Xi Jinping la semaine prochaine.
Donald Trump a averti Pékin de ne pas vendre d'armes à l'Iran, et Washington a sanctionné en mai trois entreprises de satellites établies en Chine pour avoir contribué aux opérations militaires iraniennes.
AFP