L’Allemagne a reçu vendredi le premier des trente-cinq avions de chasse américain F-35 qu’elle a commandés aux États-Unis, lors d’une cérémonie au Texas sur le site de production de ces appareils de haute technologie.
Le constructeur Lockheed Martin a «remis au gouvernement allemand le premier F-35A Lightning II» destiné à ce pays, à Fort Worth, a indiqué l’entreprise dans un communiqué.
Présent lors de cette cérémonie, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a vanté un appareil qu’il considère comme «le plus avancé au monde», estimant que cette livraison marquait «le début d’une nouvelle ère pour l’armée de l’air allemande».
Le F-35 a été développé par les États-Unis en partenariat avec d’autres pays de l’Otan. Sa conception et le revêtement spécifique dont il est doté le rendent très difficile à détecter par les radars.
L’Allemagne avait commandé ces appareils en 2022, année de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, afin de remplacer sa flotte vieillissante.
L’administration Trump pousse depuis longtemps les pays européens à augmenter leurs dépenses militaires afin de permettre aux États-Unis de concentrer leurs ressources à d’autres défis, notamment la rivalité avec la Chine.
Plusieurs pays, dont l’Allemagne, ont ainsi accru leurs budgets de défense et approuvé en 2025 l’objectif de consacrer 5% de leur PIB à la sécurité d’ici à 2035.
Le conflit au Moyen-Orient depuis fin février n’a fait qu’accroître les tensions géopolitiques, déjà exacerbées par les guerres en Ukraine et à Gaza, et les commandes auprès des producteurs d’armements et d’équipements militaires se multiplient.
Jusqu’alors, les États-Unis n’avaient autorisé la vente de F-35 qu’à leurs alliés les plus proches, notamment les pays européens membres de l’Otan et Israël.
Mais jeudi, le gouvernement américain a approuvé une vente de 24,3 milliards de dollars portant sur 48 avions de combat furtifs F-35 à l’Arabie saoudite.
Lockheed Martin affirme que plus de 1.350 F-35 sont actuellement en service dans le monde.
AFP