La Finul a célébré dimanche soir sa dernière Journée internationale de la paix à son quartier général de Naqoura, avant l’expiration de son mandat à la fin de l’année. Une courte cérémonie a été organisée alors que les populations du Liban-Sud continuent de subir les conséquences du conflit.

«La paix n’est pas une question que l’on aborde une fois par an, c’est une responsabilité qui s’inscrit dans la duré », a déclaré le chef de la mission de la Finul et commandant de la Force, le général de division Diodato Abagnara.

Il a rappelé que les Casques bleus continuent de patrouiller, de maintenir les canaux de communication ouverts avec les parties afin de réduire les risques de malentendus et d’escalade, et de travailler avec l’armée libanaise alors que celle-ci assume davantage de responsabilités dans le sud du pays.

Dans un communiqué publié mardi, la Finul assure que les affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne ont eu de lourdes conséquences humaines et matérielles au Liban-Sud. Des milliers de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile, dont beaucoup restent déplacées. Le conflit a également perturbé les moyens de subsistance, causé d’importants dégâts aux habitations et aux infrastructures et fait des morts et des blessés parmi les civils. De part et d’autre de la Ligne bleue, les populations continuent de vivre dans un climat de tension et de crainte.

La paix reste difficile à atteindre au Liban-Sud, mais l’espoir demeure, a souligné le général Abagnara. Il a rappelé qu’une paix durable nécessite des engagements et des solutions politiques de la part des parties au conflit. Les Casques bleus peuvent contribuer à rétablir la stabilité, à prévenir les malentendus et à réduire les risques d’escalade, mais ne peuvent se substituer aux décisions politiques nécessaires pour mettre définitivement fin au conflit.

«La responsabilité d’une solution politique incombe aux parties», a-t-il déclaré, assurant que la Finul continuera à maintenir les canaux de communication ouverts, à réduire les risques d’escalade et à soutenir les efforts diplomatiques.

La résolution 1701 comme fondement

Évoquant la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, le général Abagnara a souligné que sa «pleine mise en œuvre reste l’objectif et le fondement d’une paix et d’une stabilité durables au Liban-Sud».

Il a également insisté sur l’importance de la coopération entre l’armée libanaise et les Casques bleus pour maintenir la stabilité et soutenir l’extension de l’autorité de l’État dans le sud du pays.

Créée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1981, la Journée internationale de la paix est consacrée au cessez-le-feu et à la non-violence. Elle vise notamment à promouvoir la tolérance, la justice et les droits humains. En 2001, l’Assemblée générale a décidé à l’unanimité d’en faire une période dédiée à la non-violence et au cessez-le-feu.

Cette cérémonie intervient alors que le mandat de la Finul doit expirer à la fin de l’année, conformément à la décision prise en 2025 par le Conseil de sécurité de mettre un terme à la mission.