La Colombie a annoncé jeudi la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Iran, s'alignant sur la politique des États-Unis, son principal allié régional.

Cette décision répond aux orientations de la politique extérieure colombienne en matière de sécurité nationale et dans l'hémisphère» ouest, c'est-à-dire les Amériques, a indiqué le gouvernement du président de droite dure Abelardo de la Espriella.

La rupture des relations a été officialisée le 19 septembre, ajoute la chancellerie dans un communiqué sur X, en précisant que les relations consulaires sont maintenues.

Le gouvernement iranien entretient des «liens» avec des «groupes narco-terroristes qui menacent la sécurité du pays», accuse le ministère des Affaires étrangères, sans plus de précisions.

Téhéran «prendra les mesures nécessaires en réponse à cette attitude infondée et hostile du gouvernement colombien», a réagi le ministère iranien des Affaires étrangères, dans un communiqué relayé par les médias du pays.

«Aucune des assertions avancées par le gouvernement colombien pour justifier cette décision n'est valide ni logique, et cette décision a été prise uniquement sous l'influence du régime sioniste et des États-Unis», a ajouté le ministère.

Le gouvernement colombien qui «constitue de facto une partie du réseau sinistre de narco-terrorisme dans les Amériques et au-delà, n'a absolument aucune légitimité pour donner des leçons aux autres en matière de terrorisme et de stupéfiants», a-t-il encore fustigé.

Bogota a aussi mis en cause les actions de Téhéran dans la guerre au Moyen-Orient, parmi lesquelles le blocage du détroit d'Ormuz et les attaques contre des pays de la région, qui «ont détérioré la confiance».

Le trafic dans cette voie maritime, par laquelle transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est fortement perturbé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Le président américain Donald Trump avait apporté son soutien durant la campagne électorale au candidat de la Espriella, qui a accédé à la présidence de la Colombie en août et ne cache pas son admiration pour le milliardaire républicain.

AFP