La ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Rima Karami, a présenté mardi, lors d'une conférence de presse au siège du ministère, les critères du plan de regroupement de certaines écoles et lycées publics. Elle a indiqué que ce plan ne visait ni des régions ni des communautés en particulier, et qu'il ne prévoyait pas la fermeture d'écoles publiques.
Selon la ministre, certaines écoles comptent des classes de trois élèves, davantage d'enseignants que d'élèves et un coût par élève de 6.000 à 8.000 dollars, contre moins de 1.000 dollars ailleurs. Les décisions tiennent également compte de la présence d'une école à proximité, de la distance, des conditions sécuritaires, de la langue d'enseignement et de la situation des régions frontalières. Le ministère pourra revoir certaines décisions au cas par cas, a-t-elle précisé.
Le plan prévoit le gel de l'activité de certaines écoles et la création de pôles scolaires géographiques mettant en commun ressources, spécialistes et équipements. Il s'inscrit dans un programme plus large de réforme de l'école publique, qui comprend l'informatisation, la formation des directions d'école et l'application progressive des nouveaux programmes. La ministre a par ailleurs appelé les municipalités, la société civile et le secteur privé à soutenir l'école publique.