Les États-Unis ont accordé une dérogation à Iraqi Airways, la compagnie aérienne nationale, pour qu'elle puisse desservir l'Iran, a annoncé mardi le ministère des Transports irakien.
Un responsable gouvernemental avait indiqué plus tôt à l'AFP que cette mesure s'appliquait aux pèlerins voyageant entre la ville sainte chiite de Najaf, dans le centre de l'Irak, et l'Iran.
Alors que de très nombreux Irakiens se rendent en pèlerinage en Iran chaque année, Bagdad avait annoncé samedi qu'il négociait avec Washington pour obtenir une telle dérogation, après l'entrée en vigueur des sanctions américaines visant le secteur aérien iranien.
Les efforts du Premier ministre, Ali al-Zaïdi, et du ministre des Transports, Wahab al-Hasani, «ont permis d'obtenir une dérogation spéciale pour Iraqi Airways, l'autorisant à assurer ses vols vers la République islamique d'Iran», a déclaré le ministère dans un communiqué.
«L'aéroport a été informé hier que les compagnies irakiennes pouvaient desservir l'Iran, mais aucun calendrier n'a encore été établi», a précisé une source aéroportuaire.
Les États-Unis ont placé sous sanctions début septembre l'ensemble du secteur aérien de l'Iran et juré d'être intraitables à l'égard des entreprises étrangères qui lui prêteraient assistance, sous peine d'être à leur tour placées sur liste noire.
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, avait assuré lundi que toutes les compagnies iraniennes seraient à l'arrêt «partout dans le monde» à partir du 23 septembre. Il avait indiqué avoir envoyé des émissaires dans le monde entier pour exiger des mesures visant à isoler l'Iran économiquement.
Les compagnies iraniennes transportent principalement des pèlerins chiites irakiens vers les villes saintes d'Iran, ainsi que des Iraniens se rendant sur des sites sacrés en Irak. Les vols desservent également des Irakiens poursuivant leurs études en Iran et des patients allant s'y faire soigner.
L'Irak, comme d'autres pays dont les Émirats arabes unis, avait instauré les sanctions américaines le 23 septembre.
AFP