Israël avait averti les autorités britanniques que l'Iran planifiait une attaque contre une base britannique, a déclaré son dirigeant Benjamin Netanyahou, s'offusquant que Londres ait malgré tout pris des sanctions visant les colonies israéliennes.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré mercredi qu'il existait de «fortes indications» sur l'implication de Téhéran dans l'incident survenu dimanche près de la base aérienne de Fairford dans le sud-ouest de l'Angleterre, utilisée par l'armée américaine dans sa guerre contre Téhéran.
Cinq hommes, des ressortissants britanniques âgés de 23 à 25 ans, ont été arrêtés, initialement soupçonnés d'«infractions à la loi sur les explosifs» ainsi que de «préparation d'un acte terroriste», avant d'être relâchés sous caution lundi.
L'Iran avait «catégoriquement» démenti lundi tout lien avec cette affaire.
M. Netanyahou, s'exprimant mercredi soir sur la chaîne américaine Fox News, a dit avoir signalé le 8 septembre à Londres un possible complot iranien, juste avant l'annonce par le gouvernement britannique de mesures pour interdire l'importation de produits en provenance des colonies en Cisjordanie.
«Vous voulez savoir à quel point la situation est absurde là-bas, et jusqu'où va la propagande anti-israélienne?», a lancé le Premier ministre au présentateur de la chaîne Sean Hannity.
«Nous avons transmis aux Britanniques des renseignements indiquant qu'une attaque allait avoir lieu, une attaque orchestrée par l'Iran. Et quasiment le lendemain, ils nous ont imposé des sanctions», a ajouté M. Netanyahou, ennemi juré de la République islamique.
En riposte à ces mesures, Israël avait annoncé la fermeture du consulat britannique à Jérusalem, marquant une dégradation spectaculaire des relations entre Israël et le Royaume-Uni.
Les sanctions britanniques, auxquelles se sont joints la France et le Canada, interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Israël et de nombreux pays, notamment en Europe, indignés par l'intensification des violences commises par les colons et par un vaste projet d'extension de la colonisation dans le territoire occupé depuis 1967.
AFP