Taïwan a reçu vendredi ses deux premiers avions de combat de nouvelle génération F-16V, sur un total de 66 commandés dans le cadre d'un accord entre les États-Unis et l'île, qui cherche à renforcer sa défense face à une éventuelle attaque chinoise.
Les deux chasseurs de quatrième génération ont atterri à 12H00 (04H00 GMT) sur la base aérienne de Taitung, sur la côte sud, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ces premiers F-16V font partie d'un contrat de 8 milliards de dollars portant sur 66 avions, approuvé par Washington en 2019 pendant le premier mandat de Donald Trump.
La Chine revendique Taïwan, île qui dispose de son propre gouvernement, comme faisant partie intégrante de son territoire et n'exclut pas de recourir à la force pour en prendre le contrôle. Ces dernières années, Pékin a renforcé sa pression militaire et proteste régulièrement contre les ventes d'armes américaines à Taïwan.
Le F-16V, un chasseur de quatrième génération, est une version considérablement améliorée des F-16 A/B vieillissants dont dispose Taïwan, qui avait déjà modernisé 141 appareils fin 2023.
Les appareils devaient initialement arriver début septembre après des escales de ravitaillement à Hawaï et Guam.
Selon des médias locaux, les avions ont fait demi-tour vers Hawaï peu après leur décollage en direction de Guam, sans qu'aucune explication officielle ne soit fournie.
Le ministre taïwanais de la Défense, Wellington Koo, avait précédemment estimé qu'il serait «difficile» de livrer tous les F-16V cette année comme prévu par le contrat, malgré l'accélération de la cadence de production par Lockheed Martin.
L'arrivée de ces deux premiers appareils intervient alors que Taïwan attend le feu vert de Washington pour un autre contrat d'armement d'une valeur de 14 milliards de dollars.
Les États-Unis ont vendu des milliards de dollars d'armes à Taipei, dont des avions de combat, des missiles et des navires de guerre, au titre de leur engagement pour aider l'île à maintenir une capacité d'autodéfense suffisante.
Taïwan et le Continent sont gouvernés séparément depuis la prise du pouvoir par les communistes à Pékin en 1949 et la fuite du gouvernement nationaliste à Taïwan.
AFP