Le Premier ministre Nawaf Salam s’est rendu vendredi à Nabatiyé, au Liban-Sud, accompagné du ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar et de plusieurs responsables sécuritaires, afin de réaffirmer le soutien de l’État à cette grande région meurtrie par les attaques israéliennes.
S’exprimant depuis la caserne de la gendarmerie de Nabatiyé, M. Salam a salué les efforts des forces de sécurité, affirmant que l’État était «à leurs côtés» et les soutenait. «Nous savons qu’ils sont aux côtés de la population afin qu’elle se sente en sécurité et rassurée», a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar a, pour sa part, déclaré que «l’État n’abandonnera pas le Liban-Sud» et qu’il ferait «tout son possible pour le libérer et redonner vie à l’ensemble de ses villages et de ses villes».
Depuis la municipalité de Nabatiyé, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement de son gouvernement envers la région. «Je reviens aujourd’hui à Nabatiyé pour vous réaffirmer une chose constante: notre engagement envers nos concitoyens du Liban-Sud et de Nabatiyé n’a pas changé et ne changera pas», a-t-il déclaré.
Évoquant les projets lancés dans la région, M. Salam a reconnu que ceux-ci pouvaient paraître limités au regard des besoins. «Les projets que nous lançons aujourd’hui peuvent être limités au regard de l’ampleur des besoins de Nabatiyé et du Liban-Sud, et nous ne prétendons pas le contraire», a-t-il dit.
Il a également annoncé l’achèvement des travaux de restauration du Sérail gouvernemental de Nabatiyé, ainsi que la réouverture du centre de la Sécurité de l’État, du bureau de l’état civil et du centre de la Sûreté générale. «Le Palais de justice sera également rouvert prochainement», a-t-il précisé.
Le Premier ministre a par ailleurs annoncé le lancement de 23 appels d’offres par le Conseil du développement et de la reconstruction, concernant notamment le caza de Nabatiyé, dans le cadre de plusieurs projets.
Abordant les difficultés auxquelles fait face le pays, M. Salam a déclaré: «Ma responsabilité aujourd’hui est aussi de vous parler en toute franchise, tout en étant conscient de l’ampleur de la crise. Mais l’ampleur des besoins dépasse les moyens de l’État libanais et sa capacité à supporter seul ces charges».
Concernant les efforts visant à renforcer les capacités de l’État et à obtenir le retrait israélien, il a estimé que «la véritable garantie qui s’offre à nous est de poursuivre nos efforts pour mobiliser autant de moyens et de soutien que possible afin d’obtenir le retrait israélien complet et de reconstruire l’État».
«Attendre un grand règlement régional n’est pas une option pour le Liban, car ce règlement peut avoir lieu, ne pas avoir lieu ou être retardé de plusieurs années. Et s’il intervient, il pourrait se faire à nos dépens», a-t-il conclu.
M. Salam et la délégation qui l’accompagne devaient ensuite poser la première pierre du nouveau siège de la Défense civile, puis de se rendre aux sièges de la Sûreté générale et de la Sécurité de l’État.