Le Liban quitte les Jeux asiatiques d’Aichi-Nagoya avec trois médailles: une d’argent et deux de bronze. Le teqball en a apporté deux, avant qu’Aqulina Chayeb ne signe l’un des temps forts de la délégation en montant sur le podium des -78 kg en judo. Leticia Aoun, dernière Libanaise en lice, s’est arrêtée en quarts de finale du taekwondo.

La participation libanaise aux 20es Jeux asiatiques s’est achevée samedi à Nagoya sur un bilan de trois podiums: l’argent d’Ahmad Arabi et Mohamad Hafez en double messieurs de teqball, le bronze de Maria Chedid et Kamar Dandal chez les dames et celui d’Aqulina Chayeb en judo.

Trois médailles, deux disciplines et une performance qui se détache: celle de Chayeb.

Quinze secondes pour le bronze

Engagée chez les -78 kg, la judokate libanaise de 22 ans a d’abord franchi les huitièmes de finale face à la Kirghize Aiganysh Dzhumalieva, avant de dominer Hsu Wang Shu-huei, de Taïwan, en quarts.

En demi-finale, Chayeb a résisté face à la Sud-Coréenne Kim Minju avant de céder. Il lui restait alors un dernier combat pour monter sur le podium.

Face à la Chinoise Wu Hongtao, la Libanaise n’a presque pas laissé le temps au suspense de s’installer. Quinze secondes ont suffi: ippon, victoire et médaille de bronze.

Dans un continent où évoluent plusieurs des grandes puissances mondiales du judo, la performance prend une dimension particulière.

Une saison qui confirme son ascension

Ce bronze prolonge une année 2026 déjà remarquable.

Deuxième de la Senior European Cup de Dubrovnik en mars, Chayeb avait remporté l’European Open de Tallinn en juin, avant de décrocher le bronze à Prague quelques semaines plus tard.

Nagoya ajoute cette fois un podium dans l’un des grands rendez-vous multisports du continent.

À Tallinn, Chayeb avait envoyé un premier signal. Prague avait confirmé la tendance. Nagoya l’installe un peu plus solidement sur la scène internationale.

Trois médailles pour le Liban, mais un bronze qui change de dimension: Aqulina Chayeb s’installe sur la scène asiatique.

Son ambition est désormais clairement affichée: viser une médaille aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. La route passera encore par les Grand Prix, les Grand Slams et les Championnats du monde, mais la Libanaise transforme progressivement sa progression en résultats réguliers.

Le teqball apporte deux médailles

Le teqball aura fourni deux des trois médailles libanaises à Nagoya.

Ahmad Arabi et Mohamad Hafez ont décroché l’argent en double messieurs, tandis que Maria Chedid et Kamar Dandal ont ajouté le bronze chez les dames.

Pour une discipline encore jeune au Liban, le résultat confirme une progression rapide. Le président de la Fédération libanaise de teqball, Wissam Terkmani, a salué le travail réalisé depuis plusieurs années dans la détection des talents, la préparation des sélections et leur participation aux compétitions internationales.

Il a également associé à cette réussite les joueurs, les entraîneurs, l’encadrement administratif et le secrétaire général de la fédération, Ramzi El-Achkar.

Avec deux podiums sur les trois ramenés du Japon, le teqball est passé d’une phase de développement à une présence concrète sur la scène continentale.

Leticia Aoun s’arrête en quarts

La dernière chance libanaise reposait samedi sur Leticia Aoun, cinquième des Jeux olympiques de Paris 2024, engagée à Nagoya chez les -57 kg.

Elle a parfaitement négocié son entrée en lice en dominant la Japonaise Manami Shinkawa en deux manches, 8-0 puis 12-10.

En quart de finale, la Thaïlandaise Natkamon Wasana a remporté la première manche 12-3. Aoun a réagi pour enlever la deuxième 4-3, avant de céder 5-2 dans la manche décisive.

La Libanaise, gênée par une blessure au pied, est ainsi restée aux portes du dernier carré.

La participation libanaise s’achève donc avec une médaille d’argent et deux de bronze. Un bilan porté par l’émergence du teqball et, surtout, par une Aqulina Chayeb qui continue de franchir les étapes.