Les voitures électriques neuves bénéficient au Liban de 0% de droits de douane. Un avantage fiscal qui pourrait les rendre plus attractives, alors que la hausse du prix de l’essence incite à chercher des solutions moins coûteuses. Pourtant, elles ne représentaient que 5,2% des nouvelles immatriculations l’an dernier.
5,2 % du marché, pas encore une révolution
Sur quelque 13 300 voitures neuves immatriculées au Liban l’an dernier, près de 700 étaient électriques. Présentes sur le marché depuis environ 2018, elles progressent, mais restent loin derrière les modèles thermiques et hybrides. Leur part pourrait atteindre 6 % à 7 % prochainement, sans pour autant annoncer le remplacement des motorisations traditionnelles.
L’électricité, condition du passage à l’électrique
La hausse du prix de l’essence peut rendre les voitures électriques plus économiques à l’usage. Mais au Liban, les coupures de courant et le recours aux générateurs privés compliquent le calcul. Lorsque la recharge repose sur une électricité produite au fioul, les économies et le bénéfice environnemental attendus diminuent.
L’achat suppose également une place de stationnement adaptée, une borne et une capacité électrique suffisante. Selon les modèles, l’autonomie varie de 400 à 600 kilomètres, tandis que le temps de recharge dépend du véhicule et de l’installation disponible, soulignent des sources concordantes à Ici Beyrouth.
L’avantage fiscal ne fait pas tout. Entre le coût d’achat et les contraintes de recharge, l’électrique doit encore lever plusieurs obstacles avant de s’imposer sur le marché libanais.