Le Premier ministre Nawaf Salam a souligné vendredi que la restauration de la souveraineté de l’État, les réformes économiques et la reconstruction du Liban étaient des processus étroitement liés, appelant à une transformation des pratiques politiques et à un renouveau culturel pour accompagner le redressement du pays.

S’exprimant à l’ouverture du Salon arabe international du livre de Beyrouth, il a affirmé que le gouvernement œuvrait à rétablir la décision souveraine de l’État et son autorité sur l’ensemble du territoire, tout en engageant les réformes nécessaires à la relance économique et à la reconstruction.

«Il ne peut y avoir de relance économique sans réformes et confiance, ni de reconstruction durable sans sécurité et stabilité», a-t-il déclaré, soulignant que la stabilité exigeait un État détenant seul la décision de guerre et de paix, ainsi que des institutions efficaces.

Nawaf Salam a également insisté sur la nécessité de bâtir un État fondé sur la justice, l’égalité et le respect de l’État de droit. Celui-ci ne pourra exercer pleinement sa souveraineté tant qu’il restera vulnérable aux intérêts particuliers, ni regagner la confiance des citoyens sans garantir ces principes, a-t-il estimé.

Le renouveau culturel au service de l’État

Le Premier ministre a par ailleurs souligné le rôle de la culture et de la pensée dans la reconstruction nationale. Il a plaidé pour une culture politique qui considère l’action publique comme une responsabilité au service de l’intérêt général, plutôt que comme une simple lutte pour le pouvoir.

Il a également appelé à promouvoir une culture citoyenne respectueuse de la diversité libanaise, tout en faisant de l’État le cadre commun capable de rassembler les différentes composantes de la société.

Évoquant la place historique de Beyrouth dans la vie culturelle arabe, Nawaf Salam a rappelé l’importance de préserver la liberté d’expression, de soutenir la création et de renforcer le rôle du livre et du savoir. Il a estimé que le redressement du Liban ne pouvait se limiter à la reconstruction matérielle, mais devait aussi passer par une transformation des pratiques qui ont affaibli les institutions et entravé le fonctionnement de l’État.

Pour le chef du gouvernement, le rétablissement de la souveraineté, la relance économique et la reconstruction constituent ainsi les piliers d’un même processus, qui nécessite des institutions solides, la confiance des citoyens et une culture politique fondée sur la responsabilité et l’intérêt général.