Le président libanais, Joseph Aoun, a demandé au secrétaire d’État américain, Marco Rubio, de faire pression sur Israël afin qu’il mette fin à ses attaques contre les villages et localités du sud du Liban, lors d’un entretien téléphonique tenu jeudi soir, selon un communiqué de la présidence libanaise publié sur X.

Le chef de l’État a également appelé Israël à respecter les dispositions de l’accord-cadre, à cesser les opérations de nivellement des terrains et à permettre aux agriculteurs d’accéder à leurs champs sans être pris pour cible.

Les deux responsables ont évoqué la situation générale au Liban et dans la région à la lumière des derniers développements.

Au cours de l’entretien, Joseph Aoun a affirmé que l’armée et les forces de sécurité accomplissaient pleinement leurs missions, notamment en matière de saisie des armes et des munitions et de lutte contre la contrebande. Il a précisé que les mesures prises ces derniers jours s’inscrivaient dans ce cadre, soulignant que les autorités judiciaires assuraient le suivi de tous les dossiers qui leur étaient transmis. Il a enfin assuré qu’aucune indulgence ne serait accordée aux contrevenants et que la loi serait appliquée sans favoritisme.

Coordination militaire directe

De son côté, un responsable du département d’État américain a indiqué que Marco Rubio avait également abordé avec le président libanais la saisie de plusieurs centaines de kilogrammes d’explosifs du Hezbollah.

Selon ce responsable, le chef de la diplomatie américaine a exhorté Joseph Aoun à demander des comptes aux responsables de cette cargaison et a insisté sur la nécessité de ne pas restituer les explosifs au mouvement chiite.

Marco Rubio a également estimé que la loi sur le boycott d’Israël était inapplicable et qu’elle servait de fondement à des poursuites à caractère politique susceptibles d’entraver les efforts de paix.

Enfin, le secrétaire d’État américain a plaidé en faveur d’une communication directe entre les armées libanaise et israélienne afin d’éviter les incidents et de faciliter la mise en œuvre de l’accord-cadre.