Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est arrivé samedi au palais présidentiel de Baabda à la tête d’une délégation française, dans le cadre d’une visite au Liban qui se poursuit jusqu’au dimanche 18 octobre.

La délégation comprend notamment Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, Patrick Durel, ambassadeur de France au Liban, ainsi qu’Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France, et Christine Lavarde, sénatrice des Hauts-de-Seine, et Romaric Roignan, directeur de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère français des Affaires étrangères.

Selon le ministère français des Affaires étrangères, cette visite intervient un mois après la réunion internationale organisée à Paris, le 17 septembre, pour soutenir les Forces armées libanaises, sous la coprésidence du président libanais Joseph Aoun, du président français Emmanuel Macron et du roi de Jordanie Abdallah II.

Au cours de sa visite, Jean-Noël Barrot doit réaffirmer le soutien de la France à la souveraineté, à la stabilité et à la sécurité du Liban. Paris insiste notamment sur la mise en œuvre intégrale de l’accord-cadre signé le 26 juin 2026 entre le Liban et Israël, ainsi que de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ces dispositions visent notamment à rétablir le monopole de l’État libanais sur les armes, à permettre le retrait des forces israéliennes et à renforcer le déploiement de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire.

La visite intervient également à l’approche de la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), prévue à la fin de l’année. Le chef de la diplomatie française doit souligner la nécessité de mettre en place un nouveau dispositif international de soutien à la souveraineté libanaise, afin d’accompagner le déploiement de l’armée et d’éviter un vide sécuritaire après le départ de la force onusienne.

Dans cette perspective, Paris salue la décision de l’Union européenne, adoptée le 12 octobre, de créer une mission de soutien au Liban dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune. Cette mission doit contribuer au renforcement des capacités des Forces armées libanaises et des Forces de sécurité intérieure, notamment dans la sécurisation des frontières, la surveillance maritime et la lutte contre les drones.

Les échanges avec les responsables libanais porteront également sur les réformes jugées indispensables au redressement économique du pays. La France entend par ailleurs poursuivre son aide pour répondre aux besoins humanitaires urgents au Liban.

Le programme prévoit, dès samedi soir, des entretiens avec le président Joseph Aoun, le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, puis le ministre de la Défense, Michel Menassa. Dimanche, la délégation française doit rencontrer les représentants de la présence militaire française au Liban, avant une cérémonie d’hommage aux soldats français morts dans le pays. La visite se poursuivra par des entretiens avec le Premier ministre Nawaf Salam et un déjeuner de travail avec le président du Parlement, Nabih Berry.