L'opposition vénézuélienne a présenté dimanche un «Grand accord national» qui confirme la Nobel de la paix Maria Corina Machado comme sa cheffe, au moment où une branche de l'opposition négocie avec le pouvoir pour aller vers une transition démocratique dans le pays.
Les membres de la Plateforme unitaire démocratique de l'opposition (PUD) sont d'accord pour «ratifier le mandat de changement politique exprimé par les Vénézuéliens à travers le vote. Reconnaître et soutenir le leadership de Maria Corina Machado», en exil au Panama, selon le document final présenté à la fin d'une réunion à Caracas, près de 10 mois après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine.
Les représentants politiques ont présenté 14 propositions pour la redémocratisation du pays, ainsi que la mise en œuvre d’une «feuille de route» pour des élections générales.
Les membres sont aussi d'accord pour «exiger la libération pleine et entière des prisonniers politiques, le retour des exilés, la fin de la répression politique (...) assurer la pleine liberté des partis politiques et lever les inéligibilités ainsi que les procédures administratives à l'encontre des organisations politiques. Promouvoir des politiques de protection des droits humains».
La Plateforme estime qu'il faut «soutenir la feuille de route démocratique afin de parvenir à un processus ordonné et pacifique qui permette une négociation effective et la tenue d'élections libres, compétitives et vérifiables», sans toutefois donner de date alors que Vente, le parti de Mme Machado, demande une élection en 2027 et réclame une date.
Mme Machado se trouve en exil depuis qu'elle a quitté le pays en 2025 pour recevoir son prix Nobel. Elle a tenté à au moins à sept reprises de regagner son pays mais a en a été empêchée par les autorités vénézuéliennes, selon son parti. Son retour paraît imminent.
Ce grand accord intervient alors que le troisième cycle de pourparlers entre le pouvoir et une partie de l'opposition a lieu en ce moment à Caracas. Mme Machado n'a pas été invitée à s'y joindre mais a dit qu'elle n'entraverait pas le processus.
Vendredi, Dinorah Figuera, cheffe de la délégation de l'opposition aux pourparlers, a dit à la presse travailler à ce que les négociations débouchent «sur un processus électoral» au Venezuela, gouverné depuis 27 ans par le chavisme, mouvement né sous la présidence d'Hugo Chavez en 1999.
AFP