Selon des sources proches du dossier citées par Ici Beyrouth, la destruction systématique des caméras de surveillance entre Jalala et Dahr el-Baydar, d’avril à juin derniers, ne serait pas le fruit d’incidents isolés. Ces actes se seraient inscrits dans le cadre d’une opération visant à faciliter l’acheminement d’explosifs et le passage de camions chargés appartenant au Hezbollah.
Les investigations auraient également permis d’identifier un membre du Hezbollah et son fils, soupçonnés d’être responsables de ces dégradations, qui ont visé aussi bien les caméras des services de sécurité que celles d’établissements privés et de particuliers.
Toujours selon les informations exclusives d’Ici Beyrouth, la cargaison d’explosifs saisie à Dahr el-Baydar se présentait sous la forme de deux dispositifs dépourvus de base arrière.
D’après des sources militaires, ce type de dispositif serait destiné à frapper des cibles fortifiées, notamment des véhicules blindés, des accès sécurisés ou des blocs de béton généralement disposés à l’entrée d’institutions publiques et de résidences privées.
Ces éléments renforceraient ainsi, selon ces sources, l’hypothèse selon laquelle les explosifs étaient destinés à des opérations visant des cibles à l’intérieur du Liban.