Les ministres syrienne et libanaise des Affaires sociales, Hind Kabawat et Hanine Sayyed, ont tenu lundi une conférence de presse conjointe, à l’issue de leurs entretiens à Damas. Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération entre les deux pays dans les domaines de la protection sociale, du retour des Syriens dans leur pays et de la protection de l’enfance.
Hind Kabawat a indiqué que «les discussions ont porté sur trois dossiers principaux: le retour des Syriens dans leurs localités, la protection des enfants et l’échange d’expertise dans le domaine de la protection sociale». Elle a souligné que «la Syrie et le Liban entrent dans une nouvelle phase de leurs relations, fondée sur le respect mutuel, le bon voisinage et les intérêts communs».
La ministre syrienne a insisté sur le fait que «la protection des enfants est une responsabilité partagée entre les deux pays», affirmant que «la place de l’enfant est à l’école et non sur le marché du travail».
Elle a également souligné l’importance de tirer parti de l’expérience libanaise en matière de protection sociale, notamment des programmes d’aide financière, afin de mettre en place un système national de protection sociale en Syrie. Elle a par ailleurs exprimé la reconnaissance de son pays envers le Liban pour avoir accueilli des centaines de milliers de familles syriennes au cours des dernières années.
De son côté, Hanine Sayyed a affirmé que «la reconstruction de la Syrie ne se limite pas à rebâtir ce qui a été détruit, mais consiste également à protéger l’être humain, à retisser le tissu social et à restaurer la confiance en l’avenir».
Elle a indiqué que le retour d’environ 700.000 Syriens du Liban vers la Syrie témoignait de la réussite de la coordination entre les deux pays.
La ministre libanaise a également souligné l’importance de renforcer la coopération entre les deux ministères, de réactiver l’accord de coopération sociale signé en 2000 et d’élaborer un mémorandum d’entente ainsi qu’un programme exécutif conjoint.
Elle a précisé que cette coopération s’inscrivait dans le cadre de la coordination gouvernementale entre les deux pays, sous l’égide de la Haute Commission libano-syrienne.