Un porte-parole du département d’État américain a vivement critiqué Walid Joumblatt, en réaction à ses récentes déclarations, dans un communiqué transmis à la MTV.

«Fidèle à ses habitudes, Walid Joumblatt fera et dira tout ce qui sert ses propres intérêts, sans se soucier des principes, de sa base populaire ou de l’avenir de son pays», a affirmé le porte-parole.

Sur la question du désarmement du Hezbollah, le responsable américain a estimé que la milice et ses alliés avaient cru, à tort, que le «processus d’Islamabad» pourrait permettre au Hezbollah de conserver son arsenal en échange d’un nouveau retrait israélien. «Cela n’a jamais été une option réaliste», a-t-il assuré.

Il a précisé que le cadre trilatéral reposait sur un accord entre deux États souverains, prévoyant des mesures réciproques et successives. Selon lui, Israël aurait déjà accepté de se retirer, à condition que le Hezbollah soit désarmé et que l’armée libanaise se déploie dans les zones pilotes.

Le porte-parole a également mis en garde contre toute tentative de confier à l’Iran la responsabilité du désarmement du Hezbollah, estimant qu’une telle approche reviendrait à accorder à Téhéran «un droit de veto sur la souveraineté libanaise».

Accusant le Hezbollah d’avoir entraîné le Liban dans «deux guerres suicidaires pour le compte de l’Iran», il a averti que, tant que le groupe conserverait ses armes, il continuerait d’obéir aux ordres de Téhéran, au détriment du peuple libanais.

Enfin, rappelant les propos de l’ambassadeur américain Michel Issa, le porte-parole a réaffirmé que Washington était disposé à dialoguer avec le Hezbollah uniquement par l’intermédiaire de l’État libanais et exclusivement sur la question de son désarmement.